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 NEAL = I want you to hit me, as hard as you can.

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MessageSujet: NEAL = I want you to hit me, as hard as you can.   Lun 30 Juin - 22:41

Neal  Freddy McGeary
Andrew Garfield
On dit bonjour quand on est poli, si tu n'es pas joli, soit un peu poli, c'est ce que ma maman m'a toujours dit. Il faut toujours écouter ses parents, sauf quand ils radotent, là tu peux passer. Les parents ne disent pas toujours la vérité, ils ont été jeunes avant comme toi et moi, wait, tu as quel âge déjà toi ? J'avais raison en disant que dans cette ville, vous étiez tous pas net. J'ai bientôt 26 ans, je vois pas en quoi ça va révolutionner ta vie, mais puisque tu y tiens.Je vois, oui je vois je te dis, si je te dis que je vois c'est que je vois, mais tu es natif d'ici ? Pardonne-moi, ma mémoire me joue des tours et puis je suis sûr que tu es un alien. Je ne suis pas un alien, je suis Irlandais et fier de l'être. Mon accent est beaucoup plus beau que le votre, j'ai vu le jour à Limerick. Ah tu vois, qu'est-ce que je disais, j'ai toujours raison, oui et même quand j'ai tort, j'ai raison. C'est une chose à savoir, le chef a toujours raison. Tu dois me comprendre pour ça ? Que tu sois en haut ou en bas de l'échelle, tu me comprends, n'est-ce pas ? Je vois parfaitement ce que tu veux dire, un jour je devrais reprendre l'entreprise de mon père, j'ai le temps avant, mais bon en attendant j'occupe mes journées à la fac. J'ai choisi d'étudier le commerce, je suis en master et j'ai pris des options comme la photographie et le cinéma. Plus je suis occupé, moins je pense.Qu'est-ce que je disais, le pouvoir est maître de tout, j'aime avoir du pouvoir, pas toi ? C'est plaisant de savoir que les gens ne peuvent rien faire contre toi, oh mais je te rassure j'ai des défauts comme tout le monde et toi ? Tu as peut-être des défauts, mais pas moi, j'en ai aucun. Je tacherai de m'en souvenir, je ne voudrais pas te contrarier et faire sortir le Hulk qui est en toi. Je suis sûr que tu dois avoir des qualités ? Tu ne peux pas juste être idiot et vert. J'ai bien envie de te dire que je suis parfait, non mais, c'est vrai, il suffit de me regarder pour comprendre. Il fut un temps, je t'aurai fait la liste de toutes mes qualités, mais là j'ai pas envie. Oui bon je me suis peut-être trompé... Effectivement tu es bon à jeter, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? Au fait c'est quoi déjà ton patronyme ? Oui ton identité si tu préfères. Je suis le dernier McGeary, la ligné peut s'éteindre avec moi... Neal McGeary si tu veux tout savoir. Non ça me dit rien, je me demande si Joey pourrait s'occuper de toi. C'est une bonne personne, unique en son genre, je suis sûr qu'elle t'apportera beaucoup, ta vie va être différente à présent, elle va briller et les gens vont t'adorer. Justement en parlant de gens, tu as peut-être déjà quelqu'un qui t'adore ? Je m'intéresse plus à tout ça, je te dirais pas que j'ai passé l'âge, ce qui est faux. Juste pas mon soucis du moment, je reste un éternel célibatard. Oh je vois, en fait non je vois pas, tu es étrange mon ami. Tu es pressé ? Tu penses que j'en ai fini avec toi ? Et bien figure toi que non, si tu devais renaître en quelque chose tu opterais pourquoi ? Renaître en quelque chose ? T'as pas plus con comme question, je reviendrais tel que je suis, mon corps me plait amplement, mais je reviendrais en Irlande. Intéressant, moi j'aimerai revenir en étant une chèvre, ça doit être sympa de brouter toute la journée. Enfin tu me diras chacun ses préférences, tiens en parlant de ça, tu aimes quoi ? J'ai jamais songé à une chèvre, j'ai toujours préféré les filles, surtout leurs fesses. Je t'aurai bien dit comme moi, mais je ne vois pas l'intérêt de préféré telle espèce à une autre. Mais oui nous avons bientôt fini, calme toi. Une dernière pour la route, si tu devais opter pour un super héros, tu prendrais qui ? J'ai envie de te dire que sans hésiter j'opte pour Spiderman, ce gamin m'a toujours fasciné durant ma jeunesse. Ou alors Batman, parce que niveau fortune on se comprend tout comme pour la famille. Choix vraiment... Oh je n'avais pas vu l'heure, tu es libre, merci d'avoir pris le temps de répondre à mon questionnaire.

   
parlons un peu

    Aujourd'hui je n'ai pas envie d'être original, je sais que cela peut-être étrange, mais je vais me comporter comme n'importe quel spécimen se trouvant dans cette ville. Oui je peux le faire, la preuve, pourquoi tu es venu t'installer là ? Bon si tu es natif d'ici, il y a bien une raison qui t'a poussé à rester ? Il paraît que l'herbe est toujours plus verte ailleurs, tu ne trouves pas ? Si tu veux voir de la belle herbe, je te conseille de venir en Irlande, tu vas voir, l'herbe en plus d'être verte, elle est fraîche. Ce pays, c'est la perfection, à mon image en fait. Je pensais pas qu'un jour je dirais que ma ville me manque, mais c'est le cas. Elle me manque.

    Est-ce que tu aimes les tomates ? Moi pas vraiment, tiens c'est quoi ton plat favoris et celui que tu détestes. Oh puis soyons fous, quel légume tu vénères et celui qui te fait horreur ? Oui j'aime les tomates et c'est cool pour toi que ça soit ton plat favoris. Tu veux une médaille ? Le légume que je vénère, déjà je ne vénère rien hormis moi, éventuellement, j'aime les carottes, paraît que cela rend aimable. Tu en as la preuve, enfin certaines personnes dirons le contraire. J'ai jamais pu manger d'asperge, je suis limite allergique à ce légume.

    Question bonus, quelle est la première chose que tu fais en te levant et bien sûr la dernière en te couchant ? Surprend-moi ! J'ouvre les yeux, je souffle et je me dis "pourquoi ?" j'attrape mon ipod et je mets la musique à fond pour éviter d'entendre Boo m'hurler dessus. Et cela matin comme soir, je suis routinier tu peux le dire.
   
(c)croco

   
T'es quel genre de Minion ?
Voici venu le temps des rires et des chants sur l'île aux minions, c'est tous les jours la fête et les potatoes. Et toi tu es qui ? TAZ pour tout le monde et mamy cha pour les intimes Ah ! Non... jamais entendu parler, désolé de t'avoir fait une fausse joie. Tu n'es pas d'ici, ce monde t'es inconnu, n'est-ce pas ? Je viens du Nord et par tous les moyens j'y resterai    Hum... Effectivement, c'est pas tout proche, mais tu passes souvent par ici ? Aussi souvent que je le peux, pour l'instant une fois par jour, voir plus mais l'été arrive   Et bien tu m'en vois fort heureux et tu penses quoi de mon royaume ? Beh c'est un peu mon bébé, je ne vois pas comment je ne pourrais pas l'aimer ?   Tu m'en vois fort heureux ! Finalement je vais te garder, tu m'as l'air fort sympathique. Une dernière chose a ajouté ? Hum... ce que je veux ? Et bien Suzy sera à moi dans un futur proche Tout comme Wollo

   
   


Dernière édition par Neal F. McGeary le Jeu 3 Juil - 12:27, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: NEAL = I want you to hit me, as hard as you can.   Lun 30 Juin - 22:42

 On fait pas d’omelettes
sans casser des œufs.   

Quatre ans d'âge mental, mais c'est cool, elle a cinq ans.
L'écart est pas trop important. Et puis elle le vit bien.




McGeary un nom important à Limerick. Marvin McGeary c’était fait un nom dans l’industrie du textile et du prêt à porter. Il avait réussi là où sa famille avait échoué, du moins c’est ce qu’il aimait se dire. Lui fier de ses origines, fier de son entreprise, petite au début et à présent fructueuse. Aujourd’hui, pourtant il ne fêtait pas un gros contrat ou une nouvelle découverte. Non, aujourd’hui, il fêtait l’arrivé de son fils, le petit avait vu le jour il y a maintenant deux jours. La mère et l’enfant se portait à merveille. Son héritier venait de naître et Marvin était heureux, comblé de désir, cet enfant était voulu, désiré et surtout attendu. Ils se sont longtemps demandés s’ils auraient un jour cet enfant, après de nombreuses fausses couches, la grossesse fut porter à terme. Et voilà que Neal vint au monde. Sa famille l’aimait déjà, il était vraiment attendu. Ils ne désiraient qu’un seul enfant, pour lui donner tout l’amour qu’eux non pas eu durant leur enfance. Elle venait d’une famille assez nombreuse et australienne. S’étant pris d’amour pour l’Irlande, c’est pendant une randonnée pédestre qu’elle a rencontré Marvin, il lui a parlé chaussures et vêtements. Elle a tout de suite pensé qu’il était gay et fut bien heureuse de voir qu’il n’était intéressé que par elle. Une romance digne d’un film à l’eau de rose. S’en suivit le mariage, l’emménagement dans un petit appartement, étroit et intime. Et puis vint le désire de fonder une famille, les échecs et finalement Neal arriva. Ils ne savaient pas encore le phénomène qu’allait devenir leur fils et les erreurs qu’il commettrait en grandissant. Les McGeary ont rapidement déménagés, l’entreprise fleurissait de jour en jour. S’installant dans un quartier plus uppet, dans une maison beaucoup plus grande et prestigieuse. Là où Neal a fait ses premiers pas, dit ses premiers mots. Leur maison, leur foyer, leur famille.

Un petit garçon jouait tranquillement dans le bac à sable, il ne jouait pas dans son jardin comme toutes les autres fois. Sa mère discutait avec une amie à elle, elle l’avait emmené dans le parc afin qu’il se fasse des amis. Qu’il s’ouvre au monde. Pourtant Neal restait dans son coin, jouant avec ses jouets ne désirant pas se mélanger aux autres. Il ne les trouvait pas intéressant et peu marrant. Malgré tout une petite fille rousse s’assit en face de lui. « J’peux jouer n’avec toi ? » Il leva les yeux pour regarder la petite fille en question. Elle avait des tâches de rousseur sur ses petites joues, deux petites nattes encerclaient son visage. Une petite jupe jaune et un petit haut blanc, elle avait tout d’une petite fille de bonne famille. Elle lui fit un sourire, ceux qui donnent de la joie et surtout qui sont communicatifs. « Moi c’est Coleen et toi c’est comment ? » Elle était insistante, Neal fit une petite moue et continua son château. « T’es pas bavard. » Il leva les épaules et mit plus de sable dans son seau. Elle ne comptait pas baisser les bras, elle voulait lui parler et jouer avec lui. « Pourquoi t’es tout seul ? » Il s’arrêta un instant et leva enfin les yeux vers la jeune Coleen. « Pourquoi tu viens là ? » « Pour jouer avec toi. » « Et si j’veux pas. » « Bah t’es méchant mais j’suis sûr t’es cro gentil. Oh tiens regarde. » La petite fille attrapa la pelle ou plutôt pris la pelle des mains de Neal et se mit à faire des douves. Le château devait avoir des douves, sinon ça ne serait pas un vrai château. « J’pourrais être la princesse. » « De ? » « Du château, pardis ! Un château sans princesse c’est pas un château ! » « Non c’est mon mien. » Il tenta de récupérer la pelle mais elle se laissa pas faire. « Regarde là on mettra l’écurie, oui parce qu’il faut des poneys et rose hein ! » Il fronça les sourcils, décidément elle n’allait pas le laisser tranquille. « J’veux pas d’poney ! » « Moi si alors on en aura et puis aura pleins d’animaux et de bébé. »  Neal se recula, elle était vraiment bizarre. « Mais mais… J’veux pas jouer avec toi. J’vais dire à ma maman qu’tu m’embêtes. » « C’est pas vrai d’abord ! » « Si ! » « Non ! » Elle se leva et pris un peu de sable et lui écrasa dans ses cheveux. « Tiens vilain pas beau ! » Neal fit de gros yeux et ni une ni deux il baissa la jupe de la petite Coleen. « MAMAAAAAAAAAAN » Deux femmes tournèrent la tête en direction du lieu spectacle. « NEAL ! » La mère de Neal l’attrapa par la main et lui donna une tape sur les fesses. « Tu es privé de dessert pour la peine. » Elle empoigna son fils et le guida vers la maison. « A demain Neal. » Il se retourna et regarda la petite Coleen lui faire un salut de la main, continuant de marcher car sa mère accélérer le pas.



Petit copain, petite copine, c’est des concepts.
Franchement c’est puéril..



La musique résonnait partout dans la maison. Des jeunes s’amusaient dans chaque coin, certains s’embrassaient, d’autres dansaient, d’autres encore trouvaient le temps de parler. « T’as pas vu Neal ? » Une jeune demoiselle auburn venait d’entrée dans la maison, elle recherchait le maître des lieux. Il n’était pas là, ce qui était étrange. Habituellement lors de ses soirées improvisées, Neal était toujours présent. Il se faisait remarquer par son sens de la danse et ses belles paroles. Soit il avait une fille dans ses bras, soit il était en train d’en draguer une. Pourtant là personne ne semblait l’avoir vu. La jeune fille parcouru toute la maison mais en vint, le jeune homme n’était dans aucune des pièces de la maison. Elle semblait inquiète. Ce n’était pas le genre de Neal de manquait une soirée, il adorait s’amuser et par-dessus tout il adorait faire enrager ses parents. Une fois de plus, il avait sauté sur l’occasion, ses parents étant absents, il s’était octroyé les droits de la maison. Prévenant ses amies qu’une fête allait avoir lieu. Bien sûr tout le monde avait répondu présent, une fête chez Neal McGeary, qui manquerait ça ? Pourtant cette demoiselle a faillit ne pas venir, elle avait hésité, le comportement de Neal l’agaçait au plus au point. Elle le connaissait depuis bientôt deux ans et elle l’avait vu changer, murir d’une certaine façon. Ses sentiments pour lui avaient aussi évolué, elle ressentait plus que de l’amitié pour lui. Sentiments qui étaient réciproque puisque Neal lui avait demandé d’être sa « copine » à titre officiel. Elle avait longuement hésité, au fond d’elle, elle le voulait, mais elle avait peur que la vraie nature du jeune remonte. Elle avait peur de souffrir et d’avoir mal. Finalement, ils se mirent ensemble, un petit couple improbable, mais mignon. La première vraie copine de Neal, fini le temps des amoureuses ou des nanas d’un soir. Cette fois le jeune homme tentait de devenir sérieux du moins sur le plan sentimental. « Neal t’es là. »Le jeune homme tourna la tête, souriant en voyant le visage d’Abygaëlle, elle enjamba la fenêtre. Elle vint s’asseoir à côté de Neal, son regard était vague, il fixait les étoiles, la rue, elle n’aurait su le dire. « J’te cherchais partout. » « Pourquoi faire ? » Il était dur et froid, il lui en voulait toujours pour ses mots qu’elle lui avait dit quelques heures plus tôt par sms. Il était blessé dans son égo et elle le vit bien. Il ne tourna pas la tête pour la regarder. « Neal arrête c’est bon, c’était qu’un dîner. » Il leva les yeux au ciel. S’il avait su qu’être en couple serait dur, il se serait abstenu. Il tenait à elle mais elle, tenait-elle à lui ? « Y a rien entre lui et moi. » « S’tu l’dis, ravi d’le savoir. » « T’es vraiment con tu l’sais ça ? » « Vouep mais en attendant j’passe pas pour une salope. » Elle le regarda et sa main se porta sur la joue du jeune homme. Celle-ci il ne l’avait pas volé c’est sûr. Il passa une main sur sa joue. « Pauvre con. J’suis venue pour toi parce que j’étais désolée et toi… Tu m’gaves. » « Ouais c’est ça va t’faire sauter par c’mec. » Il aurait voulu la retenir, lui dire qu’il était désolé, qu’il ne pensait pas ce qu’il disait. Hors il ne bougea pas, il était blessé. Plus tôt dans la soirée, il l'avait prévenu, mais elle lui avait dit non. Elle devait voir un gars que Neal ne pouvait pas encadrer, des rumeurs commençaient à circuler. Il passait pour le cocu de service, lui Neal McGeary, il ne pouvait s’y résoudre à y croire. Pourtant ce soir, elle l’avait rembarré pour un mec, ce mec, il ne voulait pas y croire, mais elle le poussait à voir la vérité en face. Elle se lassait de lui et d’eux ? Il passa ses mains sur visage, il en avait marre de tout ça. L’amour et toutes ses conneries, lui qui n’était pas fait pour la monogamie s’y était mis et voilà le résultat. Des prises de tête et des conflits.

« Neaaaaaaaalounet, tu viens danser avec moi » Une jeune blonde se colla à Neal, le jeune homme esquissa un sourire. Elle n’était pas repoussante au contraire, elle était son genre. « J’peux pas. T’as pas vu Aby ? » Neal repoussa doucement la demoiselle, ses mains sur ses poignets, il l’écarta. Il la regardait dans les yeux, la demoiselle titubait, elle n’était pas apte à répondre clairement à ses questions. Cela Neal en était conscient, mais un éclair de lucidité peut toujours arriver. La blonde se mit à rire. « Loiiiiiiiiiiiiin dans le ciel. » Neal fronça les sourcils, ne comprenant pas l’allusion qu’elle venait de lui faire  Il était loin de se douter qu’elle voyait juste. Neal lui sourit et l’aida à s’asseoir, il continua sa route. Il était à une soirée et pour une fois ce n’était pas lui l’organisateur, il venait en spectateur. Une soirée assez sympa, ses potes l’avaient forcés à venir, il avait soit disant besoin de se changer les idées. Le jeune homme restait enfermer chez lui en ce moment, se posant pas mal de question sur l’amour et sur sa relation avec la jeune Abygaëlle. Elle était de plus en plus distante avec lui, il le ressentait. Il ne savait pas ce qu’il avait fait pour qu’elle s’éloigne. Il avait tout pour lui : beau, intelligent et riche. D’après certains potes à lui c’est ce que rechercher n’importe quelles filles, en plus de ça, il tenait sincèrement à elle. Il l’aimait, il lui avait déjà dit. Une première pour le jeune homme, première fois qu’il était amoureux. Il mettait son caractère de côté pour faire plaisir à la demoiselle. Elle lui en demandait toujours plus, voulait toujours savoir s’il était sincère ou s’il s’en fichait. Neal se mettait presque en quatre pour elle, il n’en restait pas moins Neal. Il ne comptait pas devenir son larbin, son laquet ou autre subordonné. Ce n’était pas dans sa nature d’obéir à une fille, il avait déjà du mal à obéir à sa mère alors à sa copine. Ce mot lui fit bizarre sur le coup, il monta à l’étage, cherchant le maître des lieux. On lui avait dit qu’il serrait en haut. Serrant quelques mains par ci par là, répondant au sourire de ces demoiselles. Rien de bien différent à son quotidien. La chambre se trouvait par là d’après ce qu’on lui avait dit, il était déjà venu ici. Pas assez pour ce souvenir de tout. Il toqua un instant, attendant qu’on lui réponde. Un bruit le fit sortir de ses rêveries, un cri plutôt, il se retourna, le bruit venait de la pièce d’en face. Neal avait un mauvais pressentiment, malgré tout il tourna la poignée. « T’aimes ça… » Neal reconnu la voix illico. Il se sentit con de venir les déranger, il n’aimerait pas qu’on vienne le déranger pendant ses moments avec Aby. Il s’apprêta à refermer la porte quand son regard se porta sur un tissu au sol « Hey pervers casse-toi, tu vois pas qu’tu déranges. » Son regard passa du lit au tissu, son doigt appuya sur l’interrupteur et là… Il n’en croyait pas ses yeux. Elle était là, avec lui et apparemment la blonde en question avait raison : elle allait bien au septième ciel, mais pas avec lui. « T’es vraiment qu’une salope. » « Neal » « Ta gueule, m’prend pas pour un con. J’veux plus t’voir. » L’autre mec s’avança. « Toi bouge pas, c’est pas l’moment. J’te souhaite bien du courage pour supporter cette salope, longue vie à vous deux. » Il fit une révérence, signe qu’il se moquait d’eux. « J’vous laisse à vos occupations. Ah ouais Ab’ t’en fais pas pour tes affaires. » La jeune fille le regarda un peu paniquer, elle savait qu’il était capable de tout. Elle n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche que Neal referma la porte. Serrant son poing, il se faisait violence, descendant les escaliers quatre à quatre. Il arriva dans la salle et c’est là qu’il la vit. Fonçant droit sur elle. « Toujours partante pour une danse, voir plus ? » Elle leva les yeux vers lui et sa main. Il ne perdit pas de temps avant de la saisir. Ils passèrent devant une foule, des potes de Neal le regardèrent étrangement. « Neal tu fais quoi ? » « Si on te demande tu dis que j’serais en train d’sauter Lou. » Son pote le regarda, il vit dans le regard de Neal quelque chose qui lui plaisait. Un regard qu’il n’avait pas vu depuis longtemps. L’ancien Neal était de retour !


Dernière édition par Neal F. McGeary le Mar 14 Oct - 19:12, édité 18 fois
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MessageSujet: Re: NEAL = I want you to hit me, as hard as you can.   Lun 30 Juin - 22:42

Je voulais respirer  de la fumée. 



« Ça dépend »... Oui ça évidement, on vous demande de répondre par « oui » ou par « non » alors : ça dépend, ça dépasse !




Ce soir le jeune Neal McGeary n'allait pas changer ses habitudes, il contempla sa penderie. Ce soir le jeune homme était de sortie et hors de question qu'il n'y soit pas. Il attrapa une chemise à fleur, ainsi que son chapeau de paille. Il portait un style hawaïen en plein hiver, mais il s'en fichait, à l'intérieur il ferait bien chaud, il n'en doutait pas et puis c'était le thème de la soirée. Conforme à ses habitudes, il admira son reflet. Toujours aussi parfait pensa-t-il. Au même moment, sa fenêtre s'ouvrit et un jeune homme pénétra dans les lieux. « Tu sais que j'ai une porte ? » « Tu sais que je suis privé de sortie ? » Le jeune homme s'étala sur le lit de Neal, une bière à la main. « T'es monté avec ? » « Et comment, on sait jamais quand la soif survient. » Neal réajusta ses cheveux, il était prêt. « Bon alors on fait quoi si on croise l'autre ? » Il arqua un sourcil en regardant son ami, le seul et l'unique d'ailleurs. « Tu veux dire que fait-on si je croise mon ex au bras de ce con ? » « Exactement. » Son ami but une gorgée, tout en se relevant, il attrapa le téléphone de Neal au passage. « Tu sais que j'en ai rien à foutre d'elle ? » Neal prit son téléphone des mains de son ami et le mit dans la poche de son bermuda. « Ça tu peux le dire aux autres, mais pas à moi. » Neal leva les yeux au ciel. L'inconvénient d'avoir un meilleur ami qui vous connaît aussi bien que sa propre poche, c'est que vous ne pouvez pas lui mentir. « Piz j'te dis que ça va, sérieusement j'en ai plus rien à foutre d'elle. Ce soir je compte bien profiter et tu vas m'aider pour ça. » Il attrapa la bière des mains de son ami et en bu une gorgée. « uc



Il y a un adage qui dit qu’on fait toujours du mal à ceux qu’on aime mais il oublie de dire qu’on aime ceux qui nous font du mal.



« Vous savez les gars vous étiez pas obligé de m’escortez. » Le policier à sa gauche leva les yeux au ciel et appuya sur la sonnette. Neal se retrouvait entre ces deux « amis » policier. C’était devenu une habitude pour les deux hommes de le raccompagner après une énième frasque de la part du jeune McGeary. La lumière s’alluma sur le perron et une femme apparue, elle remit sa robe de chambre correctement. « Marvin descend. » « Hey Mam’ » Le jeune homme fit un petit sourire, jouant avec sa bouche. Il voyait bien au visage de sa mère que ça allait faire mal. Son père ne tarda pas à descendre, Neal savait à l’avance qu’il allait en prendre plein son grade. « Gerry, Marcus » Son père venait de saluer les deux policiers, sans un regard pour son fils. « L’président est lààà ! L’assemblé peut commencer. » « Qu’est-ce qu’il a encore fait ? » Son père ne prêta pas attention aux remarques de son fils. Il avait l’habitude, ce n’était pas la première fois qu’on ramenait Neal en plein milieu de la nuit. Neal sentait l’alcool à plein nez, s’il tenait debout s’était grâce à Marcus et Gerry. « On l’a retrouvé au beau milieu d’un bagarre… » « J’tiens à préciser que j’ai rien n’avoiiir là dedans. »  Il leva la main pour interrompre la discussion manqua de s’étaler en arrière. Monsieur McGeary soupira et passa une main dans ses cheveux. « Merci à vous, je vais m’en occuper. » « On a préféré vous  l’amenez plutôt que le déposer à l’hôpital, c’est rien de grave… » « J’ai po mal j’vous dis. » Neal regarda ses deux compères qui l’aida à rentrer dans la maison. Sa mère pris le relai et l’amena au salon pendant son père discuter avec les deux policiers. « Aie. » « Qu’est-ce qui c’est passé ? » « Jt’ai dit pas ma faute. » Helen souffla en voyant le visage de son fils, il était salement amoché, c’était la première fois qu’elle le voyait ainsi. Elle parti en direction de la cuisine pour récupérer la trousse à pharmacie. Neal se leva pour rejoindre sa chambre, s’aidant des chaises pour marcher. Ses cotes lui faisaient mal mais il avait gagné. Il avait mis une raclée à ce Stuart, il avait osé se moquer de lui et voilà qu’il titubait de son côté. « Tu vas où ? » La voix de son père l’interpella, Neal se retourna et fit un petit sourire à son père. « M’coucher fin si sa majesté veut bien. » « Neal j’trouve pas ça amusant. » Et voilà Neal s’y attendait, il savait que son père lui ferait un serment sur sa conduite. Il savait qu’il lui dirait qu’il était déçu de son comportement, que ce n’était pas une attitude à adopter pour un futur pdg. Lui ne voulait pas de tout ça, il voulait que son père le lâche, qu’il lui laisse vivre sa vie. « Quand vas-tu grandir ? Tu vois pas que tes âneries ont une répercutions sur mon travail. » « Non j’vois pas et j’men fous. » Il jouait une fois de plus la carte de l’insolence. « Arrête de te comporter comme un enfant, tu as vingt deux ans, il est temps que tu te comportes en adulte ! Tu crois que moi à ton âge je défiais mon père ? Que je me rendais dans des bagarres ? » Neal soupira, il en avait marre de ce discours, son père lui répétait toujours la même chose. S’était censé le stimuler mais il s’en fichait pas mal. Il ne voulait pas être comme son père, il voulait être lui. « Tu penses à ta mère ? Tu crois qu’elle fait quoi pendant que tu vadrouilles la nuit ? Pendant que tu te soules, bagarre ou je ne sais quoi encore ? Elle ne dort pas, elle a peur qu’un soir les policiers viennent mais sans toi. Tu comprends donc pas que ton comportement agis sur toute la famille… » « ARRÊTE PUTAIN MAIS STOP ! J’veux pas être toi ! J’veux pas te ressembler, j’veux pas d’ta vie. J’veux pas d’tout ça. J’veux pas finir coincé et encrouté comme toi. J’veux vivre et m’éclater ! » Il avait monté la voix, il avait lâché ce qu’il avait sur le cœur. « En attendant tu es bien content de trouver mon argent pour t’amuser. » Il leva les yeux au ciel à la remarque de son père, bien sûr qu’il n’allait pas cracher sur son argent. Il s’était habitué à un mode de vie à présent, impossible pour lui d’en changer. Il aime le confort et le luxe. Il passa une main dans ses cheveux, il vit sa mère au loin, elle était triste et fatiguée. « Désolé d’pas être parfait. Sur ce bonsoir. » Il se retourna et se dépêcha d’atteindre sa chambre. Il ne voulait pas se battre une nouvelle fois avec son père. Il se disait à quoi bon, son père ne le comprendrait jamais, il voulait le mouler à son image. Faire de lui un pantin, un jouet de plus pour sa collection.

Putain ou est-ce que j’ai mis cette chemise. Il me la faut, j’peux pas sortir sans. Impossible ! Inconcevable que moi Neal McGeary sorte dans cette tenue. J’ai une réputation à entretenir. Merde c’est quoi ça ? Mon téléphone. J’arrive c’est bon, j’ai quoi ? Trois quart de retard, juste ce qu’il faut pour entretenir le mythe. Ils vont m’acclamer, m’attendre et espérer ! L’espoir est matière à beaucoup de chose. La preuve, les filles vont avoir l’espoir de finir dans mon lit. Les mecs vont avoir l’espoir de me parler. Tout le monde espère que je me pointe à cette soirée. Je peux pas les décevoir. Coleen veut pas venir, soit disant elle a des révisions. Elle fait chier elle aussi à trop rester dans ses bouquins. J’suis habitué. Au pire j’irais lui rendre une p’tite surprise après la soirée. Quoique ? Elle n’aime pas que je débarque chez elle ivre. Soit disant je perds tout mon charme. D’où je perds mon charme ? Elle ne sait pas ce qu’elle raconte. Ah la voilà ! Pourquoi elle était là ? Encore une idée d’ma mère ça ! Pourquoi elle comprend pas c’que j’lui dis ! Les chemises vont ici par là ! C’est pas vrai ça ! J’arrête pas d’lui dire mais non elle continue à les mettre de se côté. Un jour ça va rentrer dans sa tête. J’vais lui faire copier s’il le faut. Dernière vérification. Comme toujours j’suis beau. En même temps quelle question. Moi moche ? Laissez-moi rire. J’suis un dieu et ce dieu doit se rendre à cette soirée. J’espère qu’elle sera bien. Moi aussi j’espère des choses, à commencer que cette soirée soit une petite réussite. J’en doute mais bon. On peut bien être surpris dans la vie. « Tu vas où ? » Oh non ! J’souffle et me retourne vers le patriarche. « J’sors pourquoi ? » Je le fixe avec mon p’tit air. Celui qu’il déteste. Il dit que j’ai une tête de con quand je le regarde ainsi. Non pas de con car mon père n’est pas vulgaire, j’ai une tête de petit merdeux pourri gâté. C’est c’que j’suis en même temps. Et vive le vieux qui se trouve en face de moi. Déjà en peignoir, enfin en pyjama, les chaussons, son journal sur les genoux. Voilà qu’il se lève. J’peux y aller mon père ? On croirait le pape ! Non mais j’vous jure parfois je me demande ce que maman peut me trouver en commun avec lui. On a rien en commun. Il est vieux et con, j’suis jeune et beau. Il pense qu’à son boulot, sa réputation et moi aux soirées et je dois l’avouer à ma réputation. Qui n’est pas la même que lui. « T’as vu l’heure ? T’as école demain. » « C’est bon j’suis majeur, j’ai plus dix ans ! » « Me parle pas comme ça Neal ! » Je soupire, il commence à me les casser sévère. « Ô je vous demande pardon mon seigneur ! » « Arrête ça tu veux ! » Que j’arrête quoi ? De me foutre de sa gueule ? J’crois pas. Je garde mon petit sourire au coin des lèvres. Je sais que ça l’énerve et j’adore l’énerver. Plus fort que moi. Ah bah tiens ! J’me disais bien c’était pas normal. Maman n’était pas là. La voilà qui débarque, surement alerter par la voix de mon père. Il se met à gueuler et la voilà qui rapplique. « J’ai eu le directeur aujourd’hui. » Et ? Ça doit m’faire quoi ? « Tu as séché toute la semaine dernière. Ou alors quand tu y vas c’est ivre ou mieux tu dors en classe ! » Oh ça. Je hausse les épaules et lui montre mon impatience. « Neal ça peut plus durer comme ça. » « Oh c’est bon ! La semaine dernière j’suis allé au skie avec des amis. On a profité du temps pour aller dans les alpes. Je l’avais dit à maman. » Je regarde ma mère. Elle ne sait plus ou se mettre. Bon techniquement je lui avais dit que s’était un voyage « scolaire » un truc pour mon semestre. Mensonge mais elle n’a pas été cherché plus loin. « Mêle pas ta mère la dedans. » Olala il est de mauvaise humeur l’vieux ou quoi ? Je croise mes bras et le regarde. Un mouton… « Ton comportement est intolérable ! » « Oh c’est bon ! M’ressors pas l’serment comme quoi c’est mauvais pour tes affaires. Je l’entends tous les jours. A croire que t’as jamais été jeune / » « NEAL ! » « Oui c’est comme ça que je m’appelle pas b’soin d’hurler. Bon t’as fini ? J’ai des potes qui m’attendent ! » Il m’agace. Si j’reste correct c’est pour ma mère mais là j’ai foutrement envie d’me tirer.« Bon sang ! Mais qu’est-ce qui va pas chez toi ! Tu vois pas que ta mère ne sait plus quoi faire ? Tout comme moi ! Tu te comportes comme un merdeux prétentieux ! On t’a pas éduqué comme ça ! Tu peux pas arrêter tes conneries cinq minutes et te focaliser sur ton avenir ! Tu comptes faire quoi ? La fête jusqu’à tes quarante ans ? Moi à ton âge / » « Oui je sais toi à mon âge tu avais un projet, tu bossais, tu as rencontré maman et blablabla ! MAIS J’SUIS PAS TOI ! » Je serre mon poing. Keep calm Neal ! « Parle moi autrement ! Et baisse de ton ! » « Non mais vous m’faites chiez ! Toi en particulier ! J’peux rien faire ! J’en ai ma claque de tes serments à deux balles ! T’crois que ça va changer quoi ? J’fais c’que j’veux ! » « Pas tant qu’tu es sous mon toit ! » « Bah vas-y vire moi ! Vas-y si t’as du cran ! Seulement toi et moi on sait qu’tu l’ferais pas ! T’as trop b’soin d’ton fils pour l’image qu’tu reflètes ! Tu veux montrer à tout l’monde ô combien les McGeary sont PARFAIT ! Combien tu as réussi, que t’es un mec exemplaire. Mais t’sais quoi ? Regarde un peu mieux ta famille, tu vois même pas que maman prend des antidépresseurs. Qu’ton fils va pas en cours. T’es trop occupé à croire qu’tout va bien, trop occupé à préserver cette image de perfection !!! Tu sais quoi tu m’dégoutes ! » Je baisse pas mon regard. Je reste droit face à lui. Je m’étais avancé tout comme lui. On se regard et personne n’ose parler. Jusqu’à … Sa main atterrie sur mon visage. Je vois le visage de ma mère apeuré. Il a franchi la limite… Goutte de trop. « J’me casse. » Je me recule tout en levant mes mains. « Neal, non reviens. » Trop c’est trop. La voix de ma mère m’poursuit mais j’préfère même pas m’retourner. Choppant mes clefs et ma veste. Faut que je sorte de cette baraque avant de faire un malheur… « MONSIEUR McGEARY !!! » La sonnerie retentit, il est l'heure de revenir à la réalité...


Dernière édition par Neal F. McGeary le Mar 14 Oct - 19:33, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: NEAL = I want you to hit me, as hard as you can.   Lun 30 Juin - 23:00

You met me at a very strange
time
in my life.


Le chagrin comporte cinq étapes. Elles nous semblent à tous différentes, mais il y en a toujours cinq : le déni, la colère, les négociations, la dépression, l’acceptation.



Il était trois heures du matin quand la police débarqua chez les McGeary. Habituellement s’ils venaient à une heure si tardive, c’était pour le jeune Neal. Hors là, le jeune homme n’était pas responsable de leur venu. Il entendit frapper plusieurs coups, mais n’y prêta pas attention, puis la sonnette retenti dans toute la maison. Une fois, puis deux finalement, il sorti la tête de son oreiller pour regarder l’heure. Trois heures seize, il se demandait qui pouvait bien le sortir de son sommeil à une heure tardive. Il se demandait surtout pourquoi ses parents n’y avaient pas été plus tôt. Il finit par se lever, baillant à s’en décrocher la mâchoire. Il alluma la lumière du couloir, illuminant les marches et montrant aux policiers qu’une personne descendait. Neal descendit les escaliers en baillant, passant une main sur son torse. Il portait un simple tee shirt et un bas de pyjama. L’idée de dormir en boxer lui plaisait bien, mais sa mère ne voulait pas qu’il sorte vêtu ainsi dans la maison. Une idée bien conçu, d’après elle un jeune homme ne devait pas s’exhiber. Neal se frotta les yeux puis ouvrit la porte. Se retrouvant face à deux policiers, il plissa les yeux, se demandant ce qu’il se passait. « Neal » « Hey Gerry… Qu’est-ce qu’tu fabriiiiiiiques » Il mit sa main devant sa bouche, un nouveau bâillement, les yeux encore un peu embuée. « Neal, on doit te parler. » « Ça peut pas attendre demain les gars.  » Neal connaissait bien les deux hommes. Il était habitué à se faire raccompagner par Gerry et Marcus. Deux policiers qui vivaient dans sa rue. Les deux hommes connaissaient bien le jeune McGeary et pas que pour ses frasques, il l’avait vu grandir et ces deux hommes avaient un profond respect pour son père. Ce qui faisait que bien souvent il passait l’éponge sur les aventures de Neal. Hélas, ils étaient ici pour une bien triste nouvelle, ils s’échangèrent un regard, aucun des deux n’osaient prendre la parole. « Bah les gars vous en faites une drôle de tête. » Neal se passa une main dans ses cheveux, regardant les deux agents. Il ne comprenait pas ce qu’ils avaient d’important à lui dire. « Neal c’est à propos de tes parents… J’sais pas comment t’annoncer ça mais… faut qu’tu nous suives. » Le jeune homme fronça ses sourcils, il était de plus en plus intriguer. « Vous suivre ? Pourquoi faire ? Ils vont pas tarder fin j’en sais rien… » C’est à ce moment que Neal repensa à son altercation avec son père dans la soirée. Ses parents ne voulaient pas qu’il sorte, ils le privaient une fois de plus de s’amuser. Les a-t-il écouté ? Non il est sorti en douce, s’échappant par le toit comme il a l’habitude de le faire. Maintenant qu’il y pense il n’avait pas vu la voiture en rentrant, il était rentré plus tôt car il s’est souvenu du visage de sa mère. Il en avait marre de les décevoir. Il savait qu’il devait se reprendre en main, mais il en avait aussi marre que son père gère sa vie. « Neal c’est pas facile à dire… » « Crachez l’morceau les gars, c’est bon » S’il avait su à ce moment ce qu’ils comptaient lui apprendre, il se serait passé de faire l’insolent ou le malin. Il aurait arrêté d’être lui pendant quelques minutes et aurait suivi Marcus et Gerry. Au lieu de ça, il resta fidèle à lui-même, les regardant tour à tour. Il ne voulait pas sortir par un temps pareil. C’était l’autre raison qui l’avait forcé à écourter la fête plus tôt. En plus, de se souvenir du visage déçu de sa mère, les conditions météorologie n’étaient pas en sa faveur. « Les gars… » « Tes parents… » « Quoi ? Ils doivent être en haut, fin j’en sais rien… » « Sont morts… » Et voilà ils l’avaient dit. La bombe venait d’exploser en plein sur le visage de Neal. Il resta un instant silencieux, réfléchissant à ce que Gerry venait de lui dire. Il prit un petit air condescendant. « Très drôle. Non sérieux… » Il les regarda tour à tour, aucun des deux ne rigolaient. Ce n’était donc pas une blague. « Neal… je suis désolé. » « Non c’est pas possible… c’est une blague. » Il recula un instant et butta sur une paire de chaussure. La sienne, il repensa aussitôt à ce que sa mère avait l’habitude de lui dire. « Neal range tes chaussures… » Il atterri au sol, entendant une nouvelle fois sa mère lui dire. « Neal… » Il entendait des voix, celle de Gerry et Marcus au dessus de lui. Rien n’a faire, il restait pétrifié. Fixant le plafond, pensant à cette paire de chaussure, à sa mère. Revoyant son visage et là… ses yeux s’embuèrent, il ne vit plus rien, juste la voix de sa mère qui faisait écho dans sa tête.

Une semaine que l’enterrement avait eut lieu. Neal regarda la photo qui trônait sur son bureau. Tout était de sa faute et il le savait bien. C’était à cause de lui qu’ils étaient morts. S’il n’avait pas été égoïste et qu’il n’avait pas désobéit une fois de plus. Ils seraient encore là. Son père le sermonnerait sur ses choix de carrière, lui expliquant que le commerce n’est pas une bonne filière qu’il avait encore le temps pour changer. Sa mère lèverait les yeux au ciel en insistant sur le fait qu’il pouvait faire ce qu’il voulait, du moment qu’il fasse un métier qu’il aime. Elle rajouterait qu’elle le verrait bien dans un métier manuel, qu’il devrait faire comme son frère, boulanger. Que ça s’était un vrai métier, qu’il fallait être costaud et fort. Puis ses parents partiraient dans une bataille et sa mère finirait par gagner en posant la dernière cuillère de purée dans l’assiette de son père. Un repas typique chez les McGeary. Il entendit du bruit en bas, Neal hésita un instant. Puis soupira, ce n’était que sa grand-mère paternel. Depuis le décès de ses parents, elle était là nuit et jour pour veiller sur lui. Comme s’il était un enfant de nouveau. Tout le monde lui adressait un regard de pitié, même un mec qu’il avait humilié lui avait adressé ce regard. Tout le monde était soit disant là pour lui mais combien pouvait ressentir sa peine et le comprenait réellement ? Combien ressentaient ce qu’il vivait ? Aucun, ils étaient tous là pour se donner bonne conscience, certes ils avaient perdus amie, fils, frère ou autre. Neal serra son poing une nouvelle fois. Il ne supportait plus toute cette situation, il revit le regard de sa mère, les mots de son père. C’était à cause de lui et rien qu’à cause de lui. S’il n’avait enfreint la règle, s’il était resté dans sa chambre, ses parents ne seraient pas sortis. Ils n’auraient pas pris la voiture et n’auraient pas roulé par ce temps. Le chauffeur ivre aurait continué sa trajectoire et n’aurait pas percuté la berline. Rien de tout cela ne serait arrivé si Neal était resté bien sagement dans sa chambre. Seulement nous parlons de Neal et il ne fait jamais ce qu’on lui dit de faire et cela depuis qu’il est petit. Une larme coula le long de sa joue gauche. Il l’essuya d’un revers de la main. Se levant et balançant la photo. Le cadre s’explosa contre le mur, des bouts de verres s’éparpillèrent au sol. Neal serra ses poings. Il avait tellement de rage, de colère et de tristesse en lui. Il s’en voulait. Il s’en voulait d’être ici alors qu’eux étaient loin. Il s’en voulait d’avoir agis ainsi. D’avoir été lâche et égoïste. Une fois de plus il ne valait pas mieux que ce que les gens pensaient de lui : un fils de riche qui n’aime personne, qui ne fera rien de sa vie à part détruire les autres. Il avait détruit bon nombres de personnes jusqu’à présent. Que ça soit de réputation ou psychologiquement. Jamais physiquement. Son père lui avait appris petit, que la violence n’était pas la solution. Pourtant il aimerait bien que la violence soit de son côté. Il voulait faire justice soit même. S’en prendre à qui ? A ce chauffeur, il y était forcément pour quelque chose. Certes s’il n’avait pas bu autant et s’il n’avait pas pris son volant, rien de tout cela ne serait arrivé. Seulement le seul fautif dans l’histoire aux yeux de Neal, c'était lui. Tout a commencé, à cause de lui et à ses yeux tout doit se finir à cause de lui. Il attrapa un morceau de verre, sans réfléchir il enfonça se dernier dans son bras. Il poussa un cri, puis un autre, sentant le verre entrer dans sa chair. Le sang commençait à couler. Il ressentait pas assez de violence. Ce n’était rien, absolument rien comparer à ce qu’ils avaient pu ressentir. Il tourna la tête et vit la fenêtre. Combien de fois son père lui avait dit de faire attention, qu’un jour il aurait un accident. Des centaines de fois il lui a répété cette phrase et pourtant il était toujours là. Lui vivait toujours à l’inverse d’eux. Il passa sa main sur ses joues. Il se sentait pathétique de pleurer. Le sang coulait mais il s’en fichait pas mal. Plus rien ne comptait. Il s’approcha de la fenêtre, est-ce que cette fois il finirait par déraper ? Son corps tomberait sur le marbre et il irait les retrouver. Il serait enfin à sa place. L’idée lui traversa l’esprit, son bras le brulait, il ne pouvait pas s’appuyer dessus. Il eut un léger vertige au moment d’enjamber la fenêtre. Une fois sur le toit, il fit quelque pas. Il avait envie d’hurler, mais rien ne sortait. Une goutte de sang tomba sur sa tennis, il renifla une nouvelle fois. Il étouffait tellement, il voulait se sentir libre. « NEEEEEEEAL.» Une voix le sortit de ses pensées, il se retourna trop vite, son pied dérapa. Il sentit le poids de son corps partir en arrière. Les bras en avant, il ne pensait plus à rien. Une main le réceptionna de justesse. Il voulait lâcher cette main. Il voulait partir. Ses yeux se fermèrent doucement. Se laissant guider.


Le temps file, le temps n’attend personne. Le temps guérit toutes
les blessures. Tous autant que nous sommes nous voulons plus de
temps. Du temps pour se relever, du temps pour grandir, du temps
pour lâcher prise. Du temps.



Neal regarda par la fenêtre, la route défilait sous ses yeux. Il n’avait pas dit un mot depuis que son avion avait atterri. Sa tante était venue le chercher à l’aéroport. Elle l’avait pris dans ses bras, lui disant que tout t’irait bien à présent. Qui était-elle pour lui dire que tout irait bien ? Neal se tut en repensant à ce que les médecins lui avaient dit. Son oncle et sa tante étaient ses tuteurs à présent, il avait beau être majeur il avait besoin de tuteur. D’après les médecins, il était instable psychologiquement. Personne ne lui avait demandé son avis, à quoi bon ? Qui voudrait écouter un jeune tourmenté et mal dans sa peau. Pour les dits adultes, Neal traversait son deuil, il n’avait pas encore accepté la mort de ses parents. Il était instable et il fallait qu’on le surveille. Il ne pouvait pas rester à Limerick, il fallait qu’il change d’air et prenne un nouveau départ. Et c’est là que sa grand-mère paternelle a omis l’idée de son oncle et sa tante. Ils étaient venus pour l’enterrement, mais n’avait pu rester plus longtemps. Il allait vivre avec des gens qu’il n’avait jamais vu de sa vie, des gens qu’il ne connaissait pas. Ils lui étaient tous étranger et voilà qu’il allait cohabiter avec eux. Il maudissait ses médecins, d’abord parce qu’à cause d’eux, il a dû rester un mois à l’hôpital. Écoutant ses jeunes à problème, supportant leurs plaintes, leurs phobies, leurs larmes. Nombres de fois Neal avait voulu se faire la belle, mais pour aller où ? Avec quoi ? Et puis les vigiles faisaient trop bien leurs rondes. Il avait l’impression de se sentir en prison et là on l’envoyait dans une autre prison. Une prison australienne avec des gens qu’il n’appréciait guère. Il n’avait rien contre la famille du frère de sa mère, il ne les connaissait pas. Aux yeux de Neal se sont des commerçants, des gens du peuple, rien de plus rien de moins. « Boo rentre bientôt, tu vas prendre sa chambre en attendant ensuite tu iras vivre avec elle. C’est-elle qui a insisté… » Il ne tourna pas la tête pour regarder sa tante. Il n’avait pas envie de lui parler. Il n’avait pas envie d’être dans cette voiture. Il avait envie de retourner chez lui, d’être auprès de ses amis. Wollongong… Voilà il venait d’y entrer, le cauchemar se continuait. Neal examina ses maisons, ce centre ville, voilà ou il allait devoir vivre à présent. Tout lui donnait envie de vomir. Il comprenait à présent pourquoi sa mère avait fuit cette ville. Le charme australien ne fonctionnait pas sur Neal, il était Irlandais de pure souche et comptait bien le rester. Rien ne pourrait égaler son pays, sa ville. Sa tante finit par se garer devant une petite maison, barrière blanche, typique du rêve australien. Neal esquissa un sourcil, il avait l’impression d’être dans l’une de ses séries pour ado pré-pubère. Il se dirigea vers le coffre pour prendre son sac. Sa vie se résumait dans un seul malheureux sac, apparemment ses affaires lui seraient envoyés dans la semaine. Neal souffla en voyant la maison de plus près. Il avait envie que d’une chose : prendre ses jambes à son cou et partir loin d’ici. Plouc ville pensa-t-il en longeant l’allée.

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