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 I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]

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MessageSujet: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 15:39




Le vent nous portera

« I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! » Goulburn – Wollongong, 6h de route. Les vitres baissées, le pied enfoncé sur l’accélérateur, je laisse ma voiture filer sur les routes Australienne en ligne directe vers mon futur.  Queen résonne trop fort à la sortie de mon autoradio et les basses font vibrer les sièges déglingués de ma deux-chevaux. Je chante à tue-tête, à m’en faire exploser les poumons. Faux évidemment. J’ai toujours eu un mal fou à rester dans la bonne tonalité. Mais je m’en fous. Il n’y a que moi, ma musique et les litres de café que j’enfile pour me maintenir éveillée. Seul arrêt que je m’autorise dans mon road-movie personnel. Le ravitaillement en caféine et les pauses pipi qui l’accompagne. Je sens déjà la liberté pulser dans mes veines. Même si techniquement j’ai toujours été libre. Il parait que c’est dans ma nature. Dire ce que je pense et faire ce que je dis. Tout le monde n’a pas ma chance. Je les plains. Ceux qui sont obligés de vivre selon les convenances. Il n’empêche qu’aujourd’hui est différent. Je laisse derrière moi les dernières attaches pour une vie rangée et acceptable. Sans regret. La fac n’était définitivement pas faite pour moi. Trop de connaissance. Au sens, connaissances intellectuelles. Les fêtes universitaires vont peut-être me manquer. C’est tout. Et dans le fond qu’importe où je vais, il y aura toujours des fêtes et si j’y suis, elles seront forcément spectaculaires. Qu’importe le lieu, seul compte ce que j’y fais. Une variante comme une autre de la célèbre maxime : qu’importe le flacon du moment qu’on a l’ivresse. Et comment pourrais-je ne pas l’avoir puisque je cours, vole, roule, rejoindre Suzy ? J’en ai des palpitations au bout des doigts rien qu’à y penser. Je ressemble à une amoureuse transie qui va rejoindre sa bien aimée. Et je sais parfaitement que c’est mieux que ça. Parce que l’amour est éphémère mon tendre ami. Et que Rocket et Blondie seront éternelles. A nous deux, on peut entrer dans la légende. Mieux que Bonnie and Clyde. Nous sommes les dépravés des temps modernes. Sauf fusil mais armée de Marlboro. Sans dynamite mais parée de nombreuses bouteilles de vodka. Sauf que je ne suis pas tout à fait sûr que Bonnie and Clyde est vraiment  utilisés de la dynamite un jour.

La route défile sous mes pneus. Les paysages se succèdent. Identique. Qu’importe puisque je regarde droit devant moi. N’est ce pas ? Les choses sont simple. Certain essaye de me convaincre du contraire. Je ne les écoute pas. Ils me disent que je fous ma vie en l’air par manque d’ambition. Ma seule ambition est d’être heureuse. Ce n’est pourtant pas si dur à comprendre. La vie est courte, il serait dommage de ne pas en profiter. Alors oui je laisse peut-être ma pathétique petite ville de Goulburn pour une autre tout aussi pathétique petite ville mais j’ai le sentiment que les choses vont être formidables. Que je peux rendre les choses formidables. Plus efficace qu’un super-héros.

Et soudain le miracle. Devant moi, blanc sur fond vert, Wollongong m’ouvre les bras. Plus ou moins. Je devrais pourtant être habituée à ce que les gens me regardent bizarrement. Ça doit être à cause du bruit qui sort de mes vitres baissées. De moi entrain d’hurler à la mort – c’est un peu près l’impression que je donne quand je chante. De ma deux-chevaux vert. De ses poids roses. Et sûrement à cause de quelques autres détails. J’ai toujours aimé les entrée fracassante. Discrétion ? Un mot qui ne fait pas partie de mon vocabulaire. Tout comme sens de l’orientation. Je suis un peu près sur d’avoir tourné au moins deux fois dans cette rue en deux minutes. Voir trois fois. Je reconnais l’ignoble statut en forme de chat… chien… castor… truc. Ça doit signifier quelque chose comme : je suis totalement perdue. Tout se ressemble. Maison, rues, panneau. Tout semble ce répéter en boucle. Foutu petite ville pathétique ! « Hey ! je cherche Gwy… Gwyniville…neville… Un truc du genre… ». Gueuler à travers une vitre pour parler à un inconnu sur le trottoir, oui je sais faire ça aussi. Regard interloqué, se retourner une fois puis deux pour être sur que c’est bien à soi qu’on s’adresse et enfin, enfin, me faire des vagues signes de la main pour m’indiquer la direction à suivre. Les gens sont charmants.

Les efforts finissent toujours par payer il parait. Une demi-heure à tourner dans les rues de cette foutu ville et enfin j’y suis. Chez Suzy. Je souris comme une conne. Parce que je savoure déjà ce qui va suivre. Mon doigt appuie sur la sonnette et j’entends le son résonner dans l’appartement à travers la cloison. Dix. Neuf. Huit. Sept. Six. Cinq. Quatre. Trois. Deux. Un… « SURPRISEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE » Le cris s’échappe de ma gorge au moment exacte où la porte s’ouvre devant une Suzy qui ne doit rien comprendre à ce qui lui arrive. Je ne lui en laisse pas le temps. Déjà je me précipite dans ses bras en sautillant comme une débile. Il n’y a qu’avec elle que je me permets de paraitre aussi cruche. Parce qu’avec elle je m’en fous. Je finis par la lâcher alors qu’elle est encore sous le choc et me faufile dans l’appartement comme si de rien n’était. Prenant déjà possession des lieux à ma façon. Je sors de ma poche mon paquet de cigarette et en porte une à mes lèvres. « Sympa la verrière… ça te dérange si je fume à l’intérieur ? » Je me retourne sur ces mots le briquet déjà en main.

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 15:47




Together or not at all

Entre deux compositions, j'me suis mise à cuisiner. Vous imaginez pas combien c'est triste de ne cuisiner que pour soi. N'avoir personne à qui faire goûter ses dernière invention. N'avoir personne que l'on risque d'empoisonner avec sa dernière meilleure idée du monde. Mais ce qui est encore bien plus triste, c'est d'arrêter. Simplement. Ne plus faire parce qu'on ne peut plus partager. C'est triste. Alors oui, j'ai décidé de me faire des space cookies. Parce que ça vaut le détour. Tant pis si je n'ai personne d'assez aimable avec qui les partager. Tant pis si je ne connais pas encore les drogués de Wollongong. Je me dis que, avec de la chance ça viendra. J'demanderais bien à mon dealer de beuh, mais ça ferait mauvais genre. Le genre "je me drogue seule mais je voudrais des amis par pitié". Non, je ne suis pas encore assez désespérée pour ça. Et puis je me drogue pas vraiment seule, c'est surtout que je trouve ça cool, comme concept le space-cake. Et que j'aime les variantes que je lui ai trouvé. Alors oui, je colle de la weed dans la majorité de mes gâteau, mais c'est seulement parce que ça les améliore. Et que ça me met de bonne humeur. Bref. Quand la porte sonne, j'viens de sortir la plaque du four, finit de cuir les dernier cookies, et j'ai encore mes gants aux mains. C'est des trucs marrants qui me datent d'il ya longtemps. Un crocodile et un lion. Ou des trucs qui ressemblent plus ou moins. Je les pose en vrai sur la table et me dépêche vers la porte. J'ai pas vraiment l'habitude d'avoir de la visite, si ça se trouve, c'est encore un colis de mon père avec de nouveaux instruments à essayer. Non voyons, je n'extorque pas d'argent à mon géniteur... C'était le deal pour que je vienne ici sans trop hurler à la mort.

« SURPRISEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE » J'ai ouvert la porte sans trop m'y attendre et je dévisage la blonde qui me fait face. Enfin, je la dévisage deux secondes avant qu'elle vienne se coller dans mes bras. Et moi, je ne bouge pas. Je reste comme une con. Oui, j'ai déjà mangé deux space-cookies. Ils me restaient de la dernière fois. Forcément, mon cerveau est ralentit. Mais j'aurais bloqué de toute façon, je pense. Elle me lâche sans que j'ai pu réfléchir à quoi que ce soit. J'ai calé en somme et j'ai vraiment du mal à faire redémarrer le processeur. Peu importe, elle entre et fait comme chez elle. « Sympa la verrière… ça te dérange si je fume à l’intérieur ? » « Non non... » Je ferme la porte, toujours dans les vapes et je finis par me retourner vers elle. Elle. Ma Blondie. La femme de ma vie. Clémentine. Mon alter ego. Mon complice éternel. Elle. Je crois que ça y est, ça redémarre enfin là-haut. « Oh mon dieu... » Oui, je sais, je peux l'appeler Clémentine. « OH MON DIEU! » Quitte à lui faire peur, je me réveille soudainement et fonce sur elle pour me jeter dans ses bras. On s'en fout de sa clope. J'ai ma Blondie qui est là. Là. Chez moi. A Wollongong. Je me demande si ça ne va pas créer un trou entre les dimensions tout ça, c'est trop, beaucoup trop. Wollongong, la ville où j'ai la fac de mes rêves. Si maintenant, j'y ai la femme de ma vie... Ce serait une preuve que le paradis sur terre existe. J'y croyais déjà quand j'étais à Goulburn en fait. J'suis pas trop exigeante comme nana. Je pense un instant à la gueule que ferait mon père s'il savait, ça m'arrache un sourire. J'crois qu'il risquerait la crise cardiaque. Il donnerait tout pour que je sois éloignée de celle qu'il considère comme mon démon personnel. Il croit que c'est elle qui me souffle à l'oreille les pires conneries que je peux faire. Mon père a toujours cru que j'étais trop influençable et naturellement trop gentille pour que ma bêtise vienne de moi. En vrai, j'suis une sale petite conne qui aime se rebeller sans raison. Parce que défier l'autorité, c'est bon. Et à deux, ça prend tout son sens. Pour un peu, j'en pleurerais de joie. Mais j'suis trop émue. Et j'ai pas profité du câlin de tout à l'heure, il m'en faut un vrai là, maintenant, tout de suite. Et une fois le câlin finit, je me laisse tomber sur le canapé pour me remettre à la dévisager. « Putain de merde, qu'est-ce que tu fous là? » Je m'y attendais tellement pas. J'étais partie dans l'idée qu'on ne se reverrait quasiment jamais. Je pourrais lui dire combien je suis folle de joie, mais elle le sait Elle me connait trop pour l'ignorer. Je me relève aussi vite pour me précipiter dans la cuisine. J'reviens avec une assiette pleine de cookies tous chauds et deux bières dans l'autre main. Je pose le tout sur la table à côté du cendrier et tapote le fauteuil à côté de moi. Elle s'assoit et elle bouge plus. Elle est avec moi et elle ne va nulle part.

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 15:51




Le vent nous portera

Et c’est ce qu’on appelle le jackpot mesdames et messieurs ! Je vous l’ai déjà dit, j’aime les entrées réussites. Et autant vous dire que pour le coup, je ne suis pas peu fière de moi. Ma prestation est exemplaire. Ma rocket me regarde comme si j’étais un lapin géant tout droit sorti de l’un de ses trips. D’ailleurs vu les yeux pleins de vivacité qu’elle m’offre – reflet magistral du vide intersidéral – je la soupçonne d’y être justement, en plein trip.  Je suis presque sûr qu’elle ne percute rien à ce qui se passe en ce moment précis. Elle doit penser que je ne suis qu’une illusion. Et s’en est d’autant plus jouïssif. Mon étreinte reste sans réelle réponse de sa part, elle est juste là, figée dans le moment, sa main tenant toujours la poignée de la porte et ses yeux fixant le vide d’où je suis apparu. Je ne m’inquiète pas trop. Je la connais depuis le temps. Je ne dis pas qu’elle n’est plus capable de me surprendre – ça serait bien triste sinon, si vous voulez mon avis – mais je l’ai vu suffisamment souvent  défoncée pour savoir que ça a tendance à réduire significativement son temps de réaction. Ajoutez à ça que je suis sûrement la dernière personne qu’elle s’attendait à trouver derrière sa porte et son état végétatif ne vous paniquerait pas plus que ça non plus. Mais on ne lui en veut pas, c’est aussi pour ça qu’on l’aime.  La seule chose qui aurait réellement pu m’inquiéter de sa part, aurait été qu’elle me regarde avec indifférence et me laisse entrer chez elle comme si je n’étais qu’une ancienne connaissance sans réelle importance qu’on accepte de revoir par pure politesse.  But thanks god ! Cette situation n’est pas prête d’arriver. Parce que je sais parfaitement que je ne serais jamais qu’une simple connaissance pour Suzy. Et que, quand bien même, cela devait arriver, elle n’a pas quitté Goulburn depuis assez longtemps pour oublier à quel point je suis formidable. Je suis sûr que je lui ai manqué comme jamais. Parce qu’à moi elle a manqué comme jamais. Et puis tout le monde c’est bien que quand je suis là, la vie est mille fois plus belle. Avouez que je n’ai que des arguments imparables.

Je la laisse à sa stupeur et me faufile dans l’appartement, ma foi, spacieux, qui semble être le sien. Le moins qu’on puisse dire c’est que papa Fitzgerald ne recule devant nulle dépense pour son trésor. « Sympa la verrière… ça te dérange si je fume à l’intérieur ? » « Non non... » me répond Nono le petit robot. J’entends la porte claquer dans mon dos mais ne prends pas pour autant la peine de me retourner de nouveau vers elle. Pour le moment j’admire la vue. Je sens que je vais me plaire ici. Parce que bien sur je compte bien m’installer. Que pourrais-je faire d’autre ? Après tout quel autre endroit me reste-t-il ? Plus de chambre universitaire. Plus de cocon familial. J’ai tout plaqué. Et même avant ça. Ces endroits n’étaient que des lieux pour vivre. Des lieux de transit. Simple coquille vide où entasser mes affaires. Avoir un chez moi, ça n’a jamais eu beaucoup de sens à mes yeux. Des murs seront toujours des murs. Ce n’est pas ça qui compte. Je serais chez moi sous un pont s’y Suzy y était. Ouais, pas vraiment matérialiste comme fille, je sais. Je n’ai jamais accordé la moindre importance au toit au-dessus de ma tête. Déjà gamine, j’ai juste haussé les épaules quand mes parents m’ont annoncée qu’on allait déménager. Mon zippo vient enflammer le bout de ma cigarette. J’en arrache une taffe avant de la retirer de ma bouche en souriant. « Oh mon dieu... » Ça y est je sens que les connexions se font enfin dans le cerveau de mon adorable petite rouquine. Maintenant il faut juste ne pas trop lui mettre la pression, elle risquerait de retomber dans un état catatonique. Alors je me contente de lui faire face avec sur les lèvres on éternelle sourire en coin. Et oui ma belle, tu ne rêves pas, c’est bien moi ! Allez c’est bon, tu peux le dire que c’est le plus beau jour de ta vie ! « OH MON DIEU! » Et la voilà qui se rue vers moi tel un… tel un… la première image qui me vient à l’esprit est un petit tricératops, mais je ne suis pas sûr que la métaphore fonctionne à la perfection.  Elle me saute dans les bras et je la serre contre moi d’une seule main pour garder ma clope éloignée. Il serait dommage que nos retrouvailles se soldent par une combustion de son adorable petite personne. Elle finit par me lâcher et se laisse tomber sur son canapé avec toute la classe dont elle est capable. Mais qu’importe, pour moi Suzy est classe en toute occasion. Et oui je ne suis pas objectif mais honnêtement, de vous à moi, quel est l’intérêt de l’être ? « Putain de merde, qu'est-ce que tu fous là? » Il y a des gens qui sont choqués de voir un tout petit brin de femme comme elle jurer comme un charretier, moi ça me fait juste marrer. Faut dire que je jure au moins autant qu’elle, si ce n’est plus. Et puis la situation mérite bien un petit « putain de merde », du moins, de mon point de vue. Et que répondre à cette charmante question qui suit son juron ?

A ton avis ma belle ? Je viens ensoleiller ta vie. La mienne. Et celle des gens autour. Je viens prouver que ton patriarche peut, avec tout mon respect, se la mettre bien profond son idée à la con. Tu sais bien, c’est toi et moi contre le reste du monde. Toi et moi contre l’ennui, la vie, la hausse des prix. Parce que t’es partie et que moi je me suis retrouvée comme une conne abandonnée sur le rivage. Parce qu’à défaut d’un avenir, d’un futur, d’un plan de carrière, on avait quand même des tonnes de projets. Comme sauter toutes habillées dans la rivière dégueulasse qui traverse la ville. S’allonger au milieu du grand boulevard. Monter Antigone rien qu’à nous deux. Partir au pôle Nord. Apprendre à danser le french cancan. Ouais, on a encore plein de truc stupide à faire ensemble. Et avec 600 km entre nous deux c’est pas possible. Tu croyais quoi chérie ? Que j’allais juste baisser les bras et les regarder tout foutre en l’air ? On sait toutes les deux que c’est pas mon genre. Alors j’ai juste sauté dans une putain de bagnole et j’ai roulé pendant six heure comme si j’avais le F.B.I. au cul. J’ai fait péter le moteur de ma deux-chevaux, pas sûr qu’elle redémarre un jour. Ça tombe plutôt bien parce qu’il n’y a nulle part où je veux être plus qu’ici. Je suis venue chercher la seule chose qui ait un jour eu un sens pour moi. Putain, y en a que se marreraient à entendre ça. Comme quoi tout est possible. Même moi Clémentine Madyson Barkley j’ai un petit cœur qui bat. Même moi j’ai des émotions et des choses qui me touchent. J’en ai juste moins que la plus part des mortels. Je me concentre sur l’essentiel. Les autres peuvent bien crever, disparaitre, être enlevé par des aliens, je m’en fous à un point que personne ne peut imaginer. Mais pas ma Suzy. Non, elle si quelqu’un y touche, si quelqu’un me l’enlève, je le pulvérise, je l’atomise, je te le ventile façon puzzle, pour ne faire que citer un film culte. Sauf que bien sûr, ici on parle de son père, alors j’ai dû réfréner mes ardeurs. Je l’ai même pas insulté quand je l’ai croisé dans la rue. Juste un léger regard noir. Qu’est-ce que je ferais pas pour cette fille.

Bien sûr je  pourrais lui dire tout ça. Mais les déclarations c’est pas mon truc. La niaiserie je la laisse aux autres. Moi je me contente de me marrer, de sourire de faire la conne. Après tout à quoi bon être aussi solennelle. Ce que je pense d’elle, elle le sait déjà. Alors je me contente de me laisser tomber à ses côtés en lui montrant mes jolies petites dents blanches, et de faire ce que je sais faire de mieux : dire de la merde. « Bah tu connais l’histoire… j’étais en train de conduire et là ! PAF ! Panne d’essence. Genre au milieu de nulle part tu vois ?! Je regarde le nom de la ville : Wollongong. Connais pas. Vague souvenir, tout ça, tout ça. Et puis d’un coup le déclic. Je ne connais quelqu’un ici. TOI. Alors je me suis dit que j’allais passer voir comment t’allais… » L’avantage avec Suzy c’est qu’elle est habitué au flot ahurissant de connerie qui peut sortir de ma bouche. Je lui ai déjà dit que j’avais été attaquée par un canard géant pour justifier un retard. « Alors comment ça va ? Tu te plais à Trifouilly-les-Oies? Goulburn ne te manque pas de façon inexplicable ? Les bars sont cools ? » Et moi je te manque ? Tu noies le chagrin de mon absence dans des bouteilles de vodka ? Parce que pour moi, ça n’a pas marché. Etrangement chaque liqueur te rappelait à mon bon souvenir. Va savoir pourquoi.  

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 15:56




Together or not at all

« Bah tu connais l’histoire… j’étais en train de conduire et là ! PAF ! Panne d’essence. Genre au milieu de nulle part tu vois ?! Je regarde le nom de la ville : Wollongong. Connais pas. Vague souvenir, tout ça, tout ça. Et puis d’un coup le déclic. Je ne connais quelqu’un ici. TOI. Alors je me suis dit que j’allais passer voir comment t’allais… » mh. Je comprends mieux. Tout à fait. Wollongong, c'est un peu comme le triangle des Bermudes, je présume. Quand on y arrive, on s'y fait coincer. Ça fait planter les bagnoles. Un truc magique. L'avantage, contrairement au triangle des Bermudes, c'est qu'on ne disparaît pas de la carte comme par magie. Quoi que certains pourraient estimer qu'être ici, c'est avoir disparu de la carte, de la civilisation, des gens normaux. Ce serait faire une grosse erreur. Ce n'est pas tellement plus paumé que Goulburn par exemple. Et les gens y sont plus normaux. Ou y étaient plus normaux. L'arrivée de Clem vient de renverser les proportions je suppose. Déjà que moi, j'avais foutu un peu le bordel dans l'équilibre des forces. Après, faut pas croire hein. Si je dis que les gens à Goulburn sont plus dingues, c'est sûrement parce que je les connais mieux. J'connais pas assez de gens à Wollongong. C'est juste que quand on les rencontre comme ça, à priori, ils ont pas l'air trop étrange. Ça viendra avec le temps. On les contaminera. Comme on avait pu contaminer nos amis à Goulburn. Il faut faire confiance au pouvoir de la folie. « Alors comment ça va ? Tu te plais à Trifouilly-les-Oies? Goulburn ne te manque pas de façon inexplicable ? Les bars sont cools ? » Hein? On parle de moi? Je sors de mes pensées et tend un space cookie à la blonde. Mange. Nourris-toi. Remets-toi de ton voyage. « Tu me rassures. J'ai pensé que tu avais encore été enlevée par des extra-terrestres et qu'ils t'avaient lâché chez moi par mégarde! » Oui, elle l'avait sortit à mon père quand il l'avait découvert dans ma chambre alors que j'étais sensée bosser, il y a quelques années. Oui, Clem était douée, elle arrivait à grimper jusqu'à ma chambre. Faut dire que j'avais ma fenêtre juste au dessus d'un genre de terrasse. Toujours pratique pour faire le mur. Mais bref. Faut que je lui raconte Wollongong. Autrement appelé Trifouilly-les-Oies par ses bons soins. Comme si Goulburn était moins paumé. Mais faisons fi de cette mauvaise foi dont je fais tout autant preuve qu'elle. Oui, j'ai toujours dit que Wollongong était le trou du cul du monde. C'est toujours le cas des villes où l'on ne veut pas se rendre. « Je vais être honnête, tu me sauves la vie à avoir une panne d'essence ici. J'ai cru que jamais un être humain, ou presque, digne d'intérêt ne ferait escale à Wollongong! » Mon père dit que c'est parce que je suis trop exigeante que je ne me fais pas de bons amis. Mais il devrait comprendre que sa fille ne mérite que le meilleur, la crème de la crème. Et la crème en question vient de débarquer chez moi pour mon plus grand plaisir. J'attrape un cookie et en prend une grand bouchée avant de reprendre la parole. Oui, Je parle la bouche pleine, ET ALORS? C'est pas comme si j'avais le temps de mâcher calmement avant de parler à ma Blondie. « J'ai bien rencontré un gus qui arrive presque à m'emmerder, enfin qui le croit, et qui pourrait s'avérer fun... Mais il est pas suffisant pour compenser Goulburn. » S'il m'entendais, il ne se sentirait plus. Non, mais faut pas croire non plus, il a pas marqué ma vie tant que ça. C'est juste que c'est la seule personne que j'ai emmerdé à Wollongong et qui m'ait survécu. Et surtout qui m'ait donné du fil à retordre. Et j'aime les défis.

Mais Clem aura bien le temps de découvrir son existence en temps voulu. Le plus important, c'est tout de même de savoir si on va pouvoir sortir et s'amuser dans le coin. « Pour les bars, j'en ai pas encore trouvé de vraiment convaincant. mais je les ai pas encore tous faits. » Oui, je sais, c'est un choc. Ça fait un moment que je suis ici mais je n'ai pas fini de faire les bars. On pourrait presque penser que je me suis assagie! Haha. Je blague. C'est juste que par flemme, j'ai une fâcheuse tendance à ne fréquenter que les bars qui se trouvent à proximité de chez moi. Non, je ne suis pas encore rentrée à travers Wollongong, totalement ivre, à trois heures du mat'. Cela pourrait changer si Clem planifie de s'installer. « Et toi à Goulburn alors? Je suppose que depuis mon départ, le taux de connerie au kilomètre carré a dangereusement baissé... C'était pour ça que tu fuyais la ville? » Bah oui, s'il n'y a plus assez de cons, Clem risque d'être perdue. Plus personne avec qui sympathiser. La loose. Il n'y avait que moi de suffisamment décérébrée pour la suivre dans la moindre de ses conneries. Et pour lui en proposer des nouvelles quand elle n'avait pas le cœur à en inventer. « Tu sais que, avec ton départ, la ville doit être devenue bien chiante. Les flics doivent s'emmerder... » Pas qu'ils n'aient plus de boulot, mais c'est plutôt que, sans nous, ils n'ont plus leurs habituelles clientes. Ils nous aimaient plutôt bien au final, ça c'est sûr. On avait notre régime de faveur, on avait le droit aux nouvelles sur leurs familles, leurs enfants... Oui, les flics de Goulburn me manqueraient presque aussi. Ici, j'ai interdiction de me retrouver en mauvaise position... Si je finis en garde-à-vue, je risque d'avoir cette fois-ci de sérieux problèmes avec le paternel. Ce serait fort ennuyant.

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 16:00




Le vent nous portera

J’attrape le cookie que me tend ma Rocket en arquant un sourcil. Parce que je la connais la donzelle et faudrait pas me prendre pour une truffe, je mettrais ma main à couper qu’il n’y a pas que des pépites de chocolat caché dedans. Sauf que ça, elle se garde bien de me le dire ! Je me demande si elle fait la même chose aux gamins qui viennent réclamer des bonbons à Halloween. Leur refourguer des gâteaux qui font planer je veux dire. Parce que si je suis capable de reconnaitre les effets de la drogue sur sa petite personne, je suis pas sur que les gosses, eux, en soi capable. Après tout pour un enfant toutes les grandes personnes sont étranges n’est-ce pas ? C’est le principe de base. Alors qu’elles soient défoncé ou non, c’est du pareil au même je suppose. Du coup ils doivent prendre le gâteau, le manger, rentrer défoncés chez eux et se faire placer en cure de désintox’ à l’âge de dix ans par leurs parents.  La dure loi de cause à effet. Tout ça pour un cookie. Mais le côté positif c’est qu’ils apprennent comme ça que la gourmandise est un vilain défaut. Mais bon… De qui est ce que je me moque hein ? C’est pas comme si la présence de drogue dans le biscuit allait réellement réussir à m’offusquer. C’est même comme ça que je les préfère pour tout vous dire. Et cette histoire de gosses me fait penser qu’on devrait réellement faire ça pour le prochain halloween.  Que voulez-vous, j’l’emporterais p’t-être pas au paradis mais j’ai jamais rêvé de devenir une nonne alors tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Je croque le cookie qui fait planer pendant que Suzy reprend la parole. Faut croire qu’elle commence à réaliser que je suis vraiment là. Jusqu’à maintenant elle était encore un peu buguer, elle voulait pas vraiment y croire. Trop peur d’être déçu en réalisant que je n’étais finalement que le fruit de son imagination. Mais non ! Je suis bien là. « Tu me rassures. J'ai pensé que tu avais encore été enlevée par des extra-terrestres et qu'ils t'avaient lâché chez moi par mégarde! » Qu’elle est con ! Je manque de m’étouffer avec mon ccokie en rigolant et fout des miettes plein son canapé. Bonjours la classe. Mais quand je suis avec Suzy de toute manière la classe c’est jamais le premier mot qui vient à l’esprit des gens, allez savoir pourquoi. N’empêche que je me souviens encore de la gueule de son père quand je lui avais lâché cette excuse -  surement l’une des meilleurs de toute ma carrière de menteuse au passage - j’ai cru que ses yeux allaient lui sortir des orbites. Littéralement. C’est limite s’il m’a pas mise à la porte avec un coup de pied au cul. Enfin, pour ce que ça a changé… je suis juste remontée pas la fenêtre trois dixième de seconde après et on a fait un effort pour faire moins de bruit, histoire de pas se faire choper une deuxième fois. La seule façon pour son père de me tenir à distance, ça aurait été d’installer des barreaux à la chambre de sa fille, mais il a jamais pu s’y résoudre.   « Je vais être honnête, tu me sauves la vie à avoir une panne d'essence ici. J'ai cru que jamais un être humain, ou presque, digne d'intérêt ne ferait escale à Wollongong! J'ai bien rencontré un gus qui arrive presque à m'emmerder, enfin qui le croit, et qui pourrait s'avérer fun... Mais il est pas suffisant pour compenser Goulburn.» Je l’écoute raconter ses malheurs et je devrais sans doute ne sentir triste pour elle. Sauf que je suis une égocentrique sans cœur. Tout ce que je retiens c’est que je lui ais manquée et c’est pas pour me déplaire. En même temps il y avait peu de chance qu’elle trouve quelqu’un pour me remplacer. Ici ou ailleurs d’ailleurs. Je suis tout simplement irremplaçable. Dommage que j’existe qu’en un seul exemplaire parce que tout le monde aurait besoin de moi dans sa vie. Mais que voulez-vous, le monde et cruelle, et c’est Suzy qu’a chopé la seule et unique Clémentine Barkley en ce bas monde. Lucky her !  Donc oui je ne suis pas vraiment compatissante, je lui offre juste un grand sourire, en reprenant un gâteau magique et en l’encourageant à continuer. Je veux tout savoir. « Pour les bars, j'en ai pas encore trouvé de vraiment convaincant. mais je les ai pas encore tous faits. » QUOI ?!! Suzy, alcoolique notoire et plus grande débauchée que je n’ai jamais vu, n’a pas encore sillonné tout les bars de cette ville ? Mais qu’est que Wollongong à fait de mon bébé ? Tout se perd dans ce bas monde.  On ne peut plus avoir confiance en rien. Mais j’ai pas vraiment le temps de m’offusquer ouvertement qu’elle reprend déjà la parole, laissant fuser les questions. J’ui pas la seule à être curieuse il semblerait. « Et toi à Goulburn alors? Je suppose que depuis mon départ, le taux de connerie au kilomètre carré a dangereusement baissé... C'était pour ça que tu fuyais la ville? » Entre autre chose, je suppose qu’elle a raison. Le taux de conneries à effectivement diminuer. Enfin un peu. Vu que ça n’a pas vraiment réussi à me calmer et qu’on faisait toute nos connerie ensemble. On va dire qu’en réalité le taux de connerie est resté le même. C’est juste qu’elles étaient beaucoup moins drôle à faire sans ma Rocket. Quel plaisir y a-t-il à inventé de nouvelle façon de faire chier le monde si personne n’est là pour reconnaitre votre génie ? Bon, oui, bien sûr, faire chier le monde est un plaisir en soi mais tout de même, c’est vachement plus drôle avec un partenaire de crime. Demandez à n’importe qui ! « Tu sais que, avec ton départ, la ville doit être devenue bien chiante. Les flics doivent s'emmerder... » Je lui offre un clin d’œil. « Déconnes pas, le sergent Miller m’a carrément offert un gâteau quand il a su que je quittais la ville. Mon avis qu’il a toujours été secrètement amoureux de moi. Du coup c’est sa femme qui doit être contente de plus me voir dans les parages. » Et le pire c’est que je déconne pas. Enfin si, pour le côté amoureux de la chose je pense que j’ui en plein délire. Mais pas pour le gâteau. Il est vraiment venu me l’apporter quand il a su que je prenais la tangente. Faut dire qu’à force de me voir au poste presque tous les jours de la semaine, il a fini par s’attacher. J’ai beau être une sale teigne mes conneries avait l’avantage d’être drôle et originale. Au finale je mettais vachement l’ambiance dans son boulot pourri. « Moi, j’dis il a toujours du fantasmer sur un plan à trois avec nous deux. Pour ça qu’il nous coffrait aussi souvent. J’vois pas d’autre explication. » J’attrape mon troisième cookie sur la fin de ma phrase. Je vais bientôt planer tellement loin qu’on sera plus en capacité de se raconter nos vies. Enfin je serais plus en capacité de l’écouter quoi. Donc faut mieux aller à l’essentiel. « Mais bon trop tard, faudra qu’on se trouve un autre flic à séduire si on veut finir au lit avec des menottes. A moins que ça soit plus ton délire. De te taper tout ce qui bouge j’veux dire. Non parce que tu vas plus en bar, tu rencontre personnes… Je vais finir par croire que ton père à réussi à te faire rentrer dans le droit chemin. Faut me dire hein ? Je voudrais pas perturber l’ordre établie. » Moi ? Faire dans la provocation ? C’est pas mon genre voyons ! Mais je veux savoir ce qu’il en est, il est temps de réveiller dark Suzy. Et dans le fond, elle sait bien que je l’aime cette grande folle. Il en faudrait plus que ça pour la vexer. Tout ce que je demande moi, c’est qu’elle me dise qu’ici ou Goulburn y a rien qui pourra jamais nous rendre sage.

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 16:04




Together or not at all

Son haussement de sourcil quand elle attrape le cookie m'arrache un sourire. Comme si j'essayais de la blouser. MAIS NON! J'ai jamais prétendu qu'il n'y avait que des ingrédient à cookie dans ce gâteau. Quoi que je pourrais car voyez-vous, la weed est un très bon liant dans la pâte. C'est un des ingrédients de base de toutes mes recettes. Un jour je ferais un livre : "les recettes de mamie Suzette". Et puis je le vendrais que dans les Etats où le cannabis est légalisé, j'voudrais pas d'ennuis... Ou bien je le vendrais aux gens cancéreux, eux au moins, ils ont le droit de s'amuser. Vive la beuh médicale! Enfin, j'suis pas encore prête à souhaiter avoir le cancer pour avoir accès à de la drogue de qualité. Merci. Je ne suis pas une nana du genre à faire tout pour conserver la meilleure santé du monde, mais ma santé, je l'aime comme elle est. Pas besoin de l’abîmer. Et puis soyons honnête, pas besoin d'être malade pour fumer, ou cuisiner comme je le fais. Je connais quelques voies bien peu légales qui me plaisent bien. Je veux dire, vous verriez le cul de ma dealeuse. Et son copain n'est pas en reste hein, je vous l'assure. Quoi? On était pas là pour parler de ça? Enfin, elle mange son cookie et manque d'ailleurs de s'étouffer avec quand je fais preuve de mon hilarant sens de la répartie. C'est ça d'avoir une amie aussi drôle que moi, c'est dangereux pour la santé. Oui, enfin non. Je pense que c'est plutôt le souvenir de la tronche de mon père quand elle lui a sortit son excuse d'extra-terrestres qui la fait rire. De toute façon, la tronche de mon père quand il faisait face à Clem à longtemps un sujet de blagues. Jusqu'à ce qu'il en ai marre de voir sa tête et qu'il m'envoie ici en pénitence. Oui, pénitence. D'ailleurs, je me plains de la ville à ma blonde favorite, mais ça a pas l'air de la traumatiser. Je pense que son cerveau est resté scotché au moment où je lui disais qu'elle m'avait manqué. Des fois, avec Clem, ya des bugs comme ça. Elle entends un truc qui lui plait et du coup, le reste semble ne plus former qu'un biiiiiip inutile. La preuve, son sourire est le plus grand que j'ai jamais rencontré. Vous avez jamais remarqué comment Clémentine Barkley à une grande bouche. Je vous jure! On a fait un pari une fois, elle a réussi à y stocker plus de marshmallow que n'importe qui dans le bar. La chose la plus impressionnante qu'il m'ait jamais été donné de voir. Enfin, pour l'instant, c'est mes merveilleux cookies qu'elle se cale das la bouche et à un rythme respectable. On ne gâche pas trop ce qui est bon ici. Enfin, si, mais chut. L'alcool, ça compte pas. Et puis quand on est bourrées ou défoncées, ça compte pas non plus. Ni quand on fait un défi. Donc voilà, dans les rares situations ne correspondant pas au précitée, on ne gâche pas la nourriture. Après avoir tenté de détourner l'attention du fait que je n'ai pas encore testé tous les bars de la ville en évoquant les flics de notre ville natale, je la laisse enfin répondre. « Déconnes pas, le sergent Miller m’a carrément offert un gâteau quand il a su que je quittais la ville. Mon avis qu’il a toujours été secrètement amoureux de moi. Du coup c’est sa femme qui doit être contente de plus me voir dans les parages. » Je pouffe de rire tout en essayant de ne pas recracher se délicieux cookie sur mon magnifique canapé. Qu'elle arrive ou qu'elle reparte, elle a toujours le droit à des gâteaux, décidément. Mais je suis sûre que celui de Miller n'était pas aussi délicieusement illicite que le mien! Pour ce qui est de sa femme... Je pense que tous les gens sains d'esprit à Goulburn ont du fêter mon départ puis le sien, en grande pompe et tout, avec le pasteur qui fait son discours. Oui, oui. On était des petits phénomènes dans notre cambrousse. Et les vieux cons n'aiment pas les phénomènes, sauf quand ils s’appètent Jésus. Et j'vous parle pas d'un immigré mexicain, hein, j'vous parle du crucifié. Quoi que les vieux de son époque n'ont pas trop kiffé ses élucubration non plus, vu comment il a terminé. « Moi, j’dis il a toujours du fantasmer sur un plan à trois avec nous deux. Pour ça qu’il nous coffrait aussi souvent. J’vois pas d’autre explication. » Hein? Jésus voulait un plan à trois? AH! Miller! Ouais, évidemment! En même temps, quel être sensé ne voudrait pas de nous deux? On est déjà dingue dans la vie normale, alors au lit, on doit tout déchirer! Enfin, cela reste une supposition hein. C'est pas parce que nous sommes un fantasme normal que moi j'ai envie d'avoir Clem et un mec en même temps dans mon lit... Je sais pas pourquoi mais... Ha! Sortez de ma tête, idées! Ça me perturbe quand je comprends pas! Je me lève d'ailleurs, pour aller nous chercher des bières au frigo. « Mais bon trop tard, faudra qu’on se trouve un autre flic à séduire si on veut finir au lit avec des menottes. A moins que ça soit plus ton délire. De te taper tout ce qui bouge j’veux dire. Non parce que tu vas plus en bar, tu rencontre personnes… Je vais finir par croire que ton père à réussi à te faire rentrer dans le droit chemin. Faut me dire hein ? Je voudrais pas perturber l’ordre établie. » Je lui balance sa canette à la figure. La garce! « Bah tu vois, j'avais pensé à devenir nonne. J'veux dire, se marier avec dieu, c'est quand même le must. » J'ouvre ma canette en haussant les épaules. « Et puis ça te lave de tout tes pêchés : billet direct pour le paradis! » J'ai toujours trouvé la solution trop facile. Je présume qu'il y a pas grand monde au paradis, ils s'emmerdent donc ils essaient d'en ramener avec le pardon, et ce genre de conneries. « Mais bon, j'pense que coucher avec un seul homme, même Dieu, si tant est que Dieu est un homme, ou qu'il soit unique... » Oui, j'ai toujours eu un problème avec les religions monothéistes. Sérieusement, la religion indienne a tellement plus de classe. Bon, je veux pas me taper un de leur dieu après, les têtes d'animaux, c'est pas trop mon truc. Quoi que les bras multiples... « Bref. J'pense que je vais attendre d'être gâteuse et de plus aimer ma liberté avant de réserver mon ticket pour le paradis. » Voilà. C'était quoi la question déjà? Ah oui, si je comptais encore me taper tout ce qui bouge. « Et je tiens à préciser que je ne me tape pas tout ce qui bouge! J'aurais jamais assez d'énergie pour ça. Je me fais vieille! » Je retombe à ses côtés sur le canapé et prend un nouveau cookie. « Mais les bars du coin sont à mourir pour la plupart : personne de Goulburn! » Oui, je m'emmerde un peu en bar sans mes potes. Certes, je pourrais rencontrer de nouvelles personnes, mais je ne sais que draguer. Rencontrer de vraies personnes, c'est Clem qui s'en charge. Voilà tout. « Sérieusement, j'aurais jamais pu imaginer qu'une bourgade paumée comme celle-ci me manquerait autant! J'serais presque nostalgique... Ou bien c'est juste que j'ai mangé trop de cookies. » Ouais, non, parce que moi nostalgique, c'est pas franchement tous les jours. « Allez, finis ta bière et on va se trouver des victimes si tu veux. Tu verras le niveau par toi-même. » Et je vous parie tout ce que vous voulez qu'elle va trouver des gens bien. Elle a un radar pour ça! Moi je repère que les cons que je pourrais emmerder. Des fois, c'est aussi des gens biens, mais bon, c'est pas toujours aussi évident.

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Mar 9 Sep - 16:06




Le vent nous portera

Ça réaction ne se fait pas attendre et une canette meurtrière file vers ma boite crânienne. Mais malgré trois gâteaux magiques, j’ai encore quelques réflexes et son attaque vengeresse ne m’atteint pas, ma main se refermant sans encombre sur l’aluminium.  On a la classe ou on ne l’a pas que voulez-vous. Je fais sauter la languette de ma bière qui se met aussitôt à mousser comme un gamin de 12 ans découvrant le porno. Me penchant en avant, je colle ma bouche à l’ouverture pour limiter les dégâts. Autant pour ma classe supposée. Je suis sûr qu’elle l’a fait exprès ! La fourbe ! Parce qu’il faut pas croire mais malgré sa petite bouille d’ange, la Suzette est une vraie fourbe. Elle a très bien pu manigancer tout ça depuis le début et secouer la canette dans la cuisine dans le seul but que j’en foute plein mes fringues. Pas que je lui en veuille ou quoi que ce soit. J’aurais très bien pu faire la même. Niveau fourberie je m’y connais.  C’est plutôt à moi que j’en veux. Je me ramollie que voulez-vous. Je ne me serais jamais laisser piéger si facilement avant.  Pendant que je galère avec ma bière, ma Rocket reprend la parole. Mine de rien. Ignorant superbement le fait que je vienne de renverser de l’alcool partout sur son magnifique canapé digne d’une pub pour IKEA. « Bah tu vois, j'avais pensé à devenir nonne. J'veux dire, se marier avec dieu, c'est quand même le must. Si je n’étais pas aussi concentré sur ma connasse de bière qui ne semble pas vouloir s’arrêter de mousser, je rirais surement à toute l’ironie dont Suzy peut faire preuve. J’imagine tous les culs bénies de la région la menacer d’une croix en jurant vade retro satanas. C’est qu’on déconne pas avec la religion. Et avec Suzette on n’a pas forcément toujours fait preuve d’une grande piété. Pour ma part ma mère a bien tenté de me trainer à la messe de minuit quand j’étais gosse. Elle a assez vite laissé tomber. Après l’année où j’ai craché l’Ostie à la gueule du prêtre. Je doute que Suzy ait fait preuve de beaucoup plus de dévotion au grand barbu.  J’avoue que le souvenir de nous deux pissant sur une église m’influence quelque peu dans ce jugement. Alors oui, je suis sûr que certain ici-bas serait prêt à la mettre au bûché pour prétendre vouloir épouser Dieu. D’un certain côté je les comprends. Suzy est magique, personne ne lui résiste. Je suis sûr qu’elle arriverait à dévergondé même  le tout puissant. Elle l’épouse et hop ! Elle en fait un accro du sexe. Ça a de quoi faire flipper les dévots.  Et je me rends compte que pour avoir ce genre de pensé les gâteaux doivent commencer à faire leur effet. « Et puis ça te lave de tout tes pêchés : billet direct pour le paradis! » Ouais, une place directe pour la croisière s’amuse. Avec le côté où on s’amuse en moins bien sûr. Jamais vraiment été une grande fan des harpes et des anges. Parce qu’avec eux on se demande toujours si les plumes c’est pas plutôt dans le cul qui les ont d’enfoncer. A se demander comment ils font pour pouvoir voler. « Mais bon, j'pense que coucher avec un seul homme, même Dieu, si tant est que Dieu est un homme, ou qu'il soit unique... » Elle va pas jusqu’au bout de sa pensée. Pas la peine. Je comprends l’idée. La weed peut souvent nous faire partir dans des délires théologique. Mais il y a une chose qui reste constante. Quelque soit notre degré de substance consommé. Notre vision de la monogamie. Pourquoi ce contenter de si peu ? La vie est courte. Arrêtons de nous voiler la face, il y a bien trop à tester pour finir bloquer dans une impasse. J’ai une sainte horreur de la monotonie. Et qu’est-ce que la monogamie sinon ça ? Je connais suffisamment Suzy pour savoir qu’elle partage ma vision du monde sur ce point. Elle est peut-être même pire que moi. Une vrai accro au sexe. Et au rencontre. Jamais vu quelqu’un aimer autant draguer tout ce qui bouge. Et dire que le monde est encore convaincu qu’il faut une queue entre les jambes pour courir tous les lièvres. « Bref. J'pense que je vais attendre d'être gâteuse et de plus aimer ma liberté avant de réserver mon ticket pour le paradis. » Je lui tapote gentiment le genou en riant, validant d’une certaine façon sa logique. Ça me laisse toute une vie pour la convaincre qu’un ticket pour le paradis ce n’est bon qu’à être brûlé. Je crois pas plus à l’enfer qu’au Paradis mais si jamais ça devait exister… Si jamais ça devait exister j’hésiterais pas une seconde et je reviendrais en ce bas monde continuer à n’en faire qu’à ma tête. La vie d’esprit frappeur ne m’irait sans doute pas trop mal.

« Et je tiens à préciser que je ne me tape pas tout ce qui bouge! J'aurais jamais assez d'énergie pour ça. Je me fais vieille! » Bien sûr qu’elle ne se tape pas tout ce qui bouge au sens littérale du terme. Elle a toujours eu bon goût. Elle effectue des choix judicieux. Mais on ne me l’a fait pas à moi, elle est loin, très loin, du nombre de partenaire sexuel de madame tout le monde. Il faut dire que madame tout le monde est une connasse pudibonde qui ne sait pas se laisser vivre. Elle s’effondre à mes côtés sur le canapé et je lui offre un regard moqueur. Elle ne devient pas vieille. J’ai une théorie sur le sujet. Tout ça c’est dans notre tête. On a qu’à refuser. Et vieilles on ne le sera jamais. Jamais. Question de volonté. « Mais les bars du coin sont à mourir pour la plupart : personne de Goulburn! » Et à Goulburn, il n’y avait que les gens de Goulburn. L’ennui encore. L’ennui toujours. Et toutes les conneries du monde pour essayer de le faire fuir au loin. C’est pour ça que je suis là. J’ai besoin de ma Suzy pour vaincre l’ennui. Parce que c’est tout ce qui compte. J’envoie mes jambes s’abattre le long du canapé pendant que je viens calé ma tête blonde sur les genoux de mon amie. J’ai toujours aimé me blondir contre elle. Sans réelle raison. Juste pour la sentir près de moi. Elle attrape un nouveau cookie et je quémande une bouchée en ouvrant la bouche. Petit oiseau voudrait se faire nourrir. Pas trop besoin d’insister pour qu’elle me lâche un croque dans la petite merveille. « Sérieusement, j'aurais jamais pu imaginer qu'une bourgade paumée comme celle-ci me manquerait autant! J'serais presque nostalgique... Ou bien c'est juste que j'ai mangé trop de cookies. » Oui surement les cookies. La nostalgie c’est trop sur fait. Et puis maintenant que je suis là. Qu’est ce qui pourrait encore lui manquer à Goulburn ? « Allez, finis ta bière et on va se trouver des victimes si tu veux. Tu verras le niveau par toi-même. »

Je pouffe comme une conne. Je finis tout ce qu’elle veut mais avec ce qu’on vient de s’enfiler planqué dans les gâteaux c’est en rampant qu’on va y aller chercher des victimes. Cela reste cependant un défi que je suis prête à relever. « Bon c’est déjà rassurant de savoir que tu n’es pas devenue une morne petite fille sage. Je lui offre un clin d’œil. Je n’allais lâcher le sujet sans une dernière petite réplique sarcastique. « Honnêtement, je peux pas croire que cette ville soit pire que Goulburn. Déjà c’est une ville. Pas juste cinquante pelé rassemblés dans la même vallée. » Parce que Goulburn c’était même pas ça. Goulburn c’était rien. Que dal. Deux rues qui se croisaient et à qui on avait donné un nom pour faire croire que c’était plus. Même la vieille du bout de la rue connaissait mon nom. Tout le monde connaissait mon nom. Parce que je suis formidable. Mais surtout parce que le bled était pas assez grand pour qu’on puisse ignorer l’existence de quelqu’un.  « C’est pas possible qu’il n’y est personne d’intéressant ici. Forcément faut pas s’attendre à ce qu’ils soient aussi formidable que nous mais on doit quand même pouvoir en tirer quelque chose. » On peut toujours tirer quelque chose des gens. Même les plus cons d’entre eux, sont toujours bon à se faire emmerder. Et donc à faire passer le temps. Je vous l’ai déjà dit on en revient toujours à ça. Tuer l’ennui. « Et ton gus là ?! Celui qui pourrait peut-être, éventuellement, dans l’hypothèse, être fun… C’est un ermite ? Il t’as pas permis de rencontrer d’autre personne peut-être, éventuellement, dans l’hypothèse, fun ? » Il faut commencer avec ce qu’on a c’est comme ça qu’on se crée un réseau. Et si ça marche pas. On va en bar, on boit, on baisse, on se défonce jusqu’à en oublier son nom et on finit toujours par faire des rencontres d’une façon ou d’une autre.

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   Dim 21 Sep - 13:56




Together or not at all

« Bref. J'pense que je vais attendre d'être gâteuse et de plus aimer ma liberté avant de réserver mon ticket pour le paradis. » Mon bon sens sans faille fait rire ma blondasse favorite. Bien. Je n'ai rien perdu malgré des années sans aucun entraînement. Enfin, genre quelques mois plutôt. Faudrait pas pousser mémé non plus hein. Moi? Une fâcheuse tendance à exagérer? Non mais on aura tout entendu! Je pourrais bien vous dire que c'est tout mon charme, mais en fait non. Parce que j'en ai tellement, de charme, que ce serait donner bien trop de crédit à tout cela. Non. Non. Tout mon charme réside dans le fait que je sois la pire des chieuses. Ca, c'est plus raisonnable déjà. Quoi que, je me demande parfois si tout mon charme ne réside pas dans mes talents fous de cuisinière. Ces cookies sont quand même délicieux. Enfin, je finis ma tirade sur les tares de Wollongong dans un état second tout en laissant mon cerveau vagabonder sur les plus et les moins qui font mon charme. Tout en sachant que je n'ai pas de moins. Ou alors peut-être mon manque de modestie, mais qui verrait un défaut dans cette honnêteté sans gêne. Mh... Mais si on s'intéresse vraiment aux défauts de Wollongong, j'pense qu'on peut se contenter de son nom hein. Qui vous prendra un jour au sérieux si vous mentionnez le nom de votre ville d'origine comme ça. Franchement, on se croirait dans une bande dessinée comique pour gosses. Avec des animaux bizarres. Oui, non, j'ai pas d'exemple en tête, mais le concept marche malgré tout, je vous assure. Demander des références à une personne qui se nourrit de space cookies, c'est dangereux. Et surtout peu concluant. Alors oui. Voilà. Je rejette toute la faute sur Wollongong. Certes, certains pourraient tenter de dire que c'est pas possible que ce soit juste la faute d'un nom pourri. Et j'avoue qu'ils n'auraient pas totalement tort. Un peu peut-être, mais pas totalement. Mais ça n'empêche que Clem rigole quand je lui dis qu'on peut aller se chercher des victimes en bar. Quoi? Elle croit que je ne suis pas sérieuse? Elle croit que ceux sur qui s'abat notre courroux ne sont pas des victimes? Bon, il s'agit pas franchement d'un courroux... Juste qu'on s'emmerde et que le premier qui attire notre attention est en quelque sorte maudit. La malédiction du duo d'enfer. On est toujours resté un duo, mais certain s'était bien démerdés avec la malédiction hein. En arrivant à vraiment nous amuser, on peut accomplir des miracles. C'est vrai que si je suis toujours trop bon public, Clem est plus tatillon... Mais si tu arrives à nous faire rire ensemble... On est pas à moitié dans ton lit, on est totalement dans ta vie. C'est ça, la dure loi de l'existence : plait à Clem et Suzy et elles ne te lâcheront plus jamais la grappe. Enfin, ce n'est pas de ça qu'il est question, tout de suite maintenant, quand je parle d'aller chercher des victimes hein. J'ai pas besoin d'une tierce partie pour le moment.

« Bon c’est déjà rassurant de savoir que tu n’es pas devenue une morne petite fille sage. » Je me fends d'un sourire digne d'une môme blonde de la petite maison dans la prairie. Je crois que je n'ai jamais regardé cette série, mais bon, c'est ce qu'elle m'évoque en tout cas. De mornes petites filles sages dans la campagne. « Honnêtement, je peux pas croire que cette ville soit pire que Goulburn. Déjà c’est une ville. Pas juste cinquante pelé rassemblés dans la même vallée. » Mais moi, j'aime bien les rassemblements de pelés... Ok. Je dis ça maintenant, comme ça, parce que je suis pas obligée d'en subir. Je l'avoue. Outre Goulburn que j'aime pour mes amis et mon père, je ne pense pas un jour pouvoir supporter un autre trou paumé. Sauf peut-être genre pendant une semaine de vacances, avec des valises blindées d'alcools en tout genre. Ouais, ok, j'veux bien les trous paumés pour faire des raves. Mais on ne fait pas de raves à Goulburn et je ne crois pas que ce soit forcément du goût de la noble population de Wollongong. Enfin, noble... Je dis ça parce qu'il sont pas trop péquenaud quoi. Moins que chez moi en somme. C'est pas non plus des citadins hors norme. En tout cas, pas de rave ici. Tant pis, je ferais des petits trucs funs, genre des concerts de jazz dans des bars à whisky. Ouais, ça le fait aussi. C'est pas un vrai rassemblement de pelé, mais ça se supporte plus que bien. Même si je suis pas sûre d'y ramener Clem. J'pourrais pas écouter la musique si je suis à raconter de la merde avec elle. « C’est pas possible qu’il n’y est personne d’intéressant ici. Forcément faut pas s’attendre à ce qu’ils soient aussi formidable que nous mais on doit quand même pouvoir en tirer quelque chose. » Pas aussi formidable que nous, elle a tout résumé. Mais aussi, si elle accepte les êtres inférieurs, c'est normal qu'elle trouve plus de monde! Elle rabaisse ses critères exprès! Elle a de la chance de m'avoir trouvé avant de sombrer dans des critères trop médiocre. Dis-je. Moi qui aime tout le monde quand c'est elle qui est obligée d'envoyer chier les gros relous parce que moi, ils me font juste rire. Elle est parfaite. Ses critères le sont aussi forcément! « Et ton gus là ?! Celui qui pourrait peut-être, éventuellement, dans l’hypothèse, être fun… C’est un ermite ? Il t’as pas permis de rencontrer d’autre personne peut-être, éventuellement, dans l’hypothèse, fun ? » Je ne peux m'empêcher de lâcher un gros éclat de rire avant de tenter de reprendre mon sérieux. En vain. Oui, j'aurais voulu lui vendre du rêve quand à cet abruti, des belles paroles, des grosses promesses bien sales d'homme doux et chamallow... Pour qu'après elle le rencontre et que je rigole beaucoup. Elle aurait rit en réalisant que l'homme marshmallow est plutôt un oignon qui pue. Avec des couches. Comme un clafoutis.

Mais en fait non, là, je suis en train de m'étouffer comme une con sur une miette de cookie parce que je n'arrive plus à m'empêcher de rire. J'essuie une petite larme qui vient perler à mon oeil. « Roh putain, merci. Tu m'avais trop manqué! » Je lui fais un gros calin pour la peine même si je dois sembler un peu folle pour le coup. Au pire, elle est habituée. La connaissant, elle blâmera la drogue dans le cookie... Mais non, c'est juste que c'était vraiment drôle. « Promis, quand tu le rencontrera, tu riras en y repensant! » J'la vois tellement bien, échanger deux mots avec Neal et se mettre à rire comme une conne toute seule en réalisant le pourquoi du comment. « Mais non. C'est pas vraiment un ermite, mais c'est l'opposé du vrai fun. » Pourquoi je lui en ai parlé alors? Parce que quelqu'un a beau être mortellement ennuyeux, ça ne l'empêche pas de m'amuser. « Je... Il croit juste pouvoir me pourrir la vie alors je lui démontre mon talent de chieuse. C'est pas lui qu'est vraiment fun, c'est de l'emmerder en fait. Et j'me suis dit qu'il serait bon de te mettre au jus parce que tu pourrais être un atout d'enfer pour moi. » Voilà qui résume plutôt bien la situation. Clem m'ayant déjà vu emmerder des personnes jusqu'à leur mort ne devrait pas trop être stupéfaite. Bon, jusqu'à la mort peut-être pas. J'veux pas encore aller en prison. En tout cas, ramener Clem dans la partie, ça tiendrait presque de la triche. Nous contre le reste du monde, on ne peut jamais perdre. « Mais vraiment. A part mon revendeur qui me fait des prix d'enfers, » faut pas se demander pourquoi je consomme des space-cookies tous les jours, « les gens m'emmerdent ici. J'ai quelques gens dans ma classe qui me font rire... Mais juste en cours. Et en plus... » Je regarde autour de moi comme si j'avais un secret super important à ne divulguer sous aucun prétexte. « Je crois que toutes les filles ici sont hétéros... » Une moue presque dégoûtée passe sur mon visage. Mais il faudrait plutôt l'interpréter comme un désarroi total. Oh rage, oh désespoir, oh vieillesse ennemie, comme disait l'autre. Ah mince, c'est vrai, j'avais dit que je ne couchais pas avec tout ce qui bougeait. Bon, c'est un détail, on oublie. « Enfin, maintenant que mon aimant à personnes funs est arrivé en ville, je ne risque plus de m'ennuyer! » Je lui adresse mon plus beau sourire, façon "vas-y ma grande, c'est ton boulot maintenant!". Alors forcément, madame l'arc-en-ciel joue les innocentes, prétends que c'est INCROYABLE que je n'ai pas encore rencontré de gens marrants, mais au final, elle le sait très bien. C'est elle qui fait une bonne pioche et moi qui parle à tous les gens qu'elle trouve. On fait une bonne team. Parce que toute seule, je me contente de parler à tout le monde. Même à l'alcoolique un peu flippant qui tient son coin de bar en lançant des regards noirs aux petits jeunes, même à la blonde en manque d'attention qui regarde autour d'elle en tripotant ses cheveux sans vraiment oser toucher son verre de martini, et même au gros relou qui croit que chaque fille qui lui parle rêve de partager son lit parce qu'il pense que promettre qu'il a une grosse bite suffit à nous faire défaillir de plaisir. Non, la séléction, c'est pas pour moi. La séléction, c'est Clem. C'est pas pour rien qu'elle m'a choisie hein!

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MessageSujet: Re: I want it all, I want it all, I want it all and I want it now ! [Suzy <3]   

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