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 "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu

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MessageSujet: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mar 29 Juil - 16:54

Lulu
Emily Browning
On dit bonjour quand on est poli, si tu n'es pas joli, soit un peu poli, c'est ce que ma maman m'a toujours dit. Il faut toujours écouter ses parents, sauf quand ils radotent, là tu peux passer. Les parents ne disent pas toujours la vérité, ils ont été jeunes avant comme toi et moi, wait, tu as quel âge déjà toi ? Vingt-sept ans, et toutes mes dents. Enfin, si on oublie celle que j'ai perdu un soir en échangeant quelques coups amicaux avec un sale type, à la sortie d'un bar... Je vois, oui je vois je te dis, si je te dis que je vois c'est que je vois, mais tu es natif d'ici ? Pardonne-moi, ma mémoire me joue des tours et puis je suis sûr que tu es un alien. C'est parce que mon teint me rend quasi translucide que tu crois que je suis pas d'ici, c'est ça ? Bonjour les préjugés. Je ne contredirai pas la légende selon laquelle je suis issue d'une lignée où se sont croisés fantômes et suceurs de sang, puisque mon teint palot, c'est un peu ma marque de fabrique, mais une chose est sûre, ma carte d'identité -la vraie- raconte que je suis Américaine. Ah tu vois, qu'est-ce que je disais, j'ai toujours raison, oui et même quand j'ai tort, j'ai raison. C'est une chose à savoir, le chef a toujours raison. Tu dois me comprendre pour ça ? Que tu sois en haut ou en bas de l'échelle, tu me comprends, n'est-ce pas ? Je ne suis pas certaine que l'important soit d'être en haut ou en bas de l'échelle. Echelle ou pas, tant que l'on s'en sort, c'est le principal. En ce qui me concerne, je suis la reine des débrouillards, la diva de la combine, la déesse de la magouille. Si t'as besoin de quelque chose, 'suffit de demander Lulu. Et oui, j'ai toujours réponse à tout. Qu'est-ce que je disais, le pouvoir est maître de tout, j'aime avoir du pouvoir, pas toi ? C'est plaisant de savoir que les gens ne peuvent rien faire contre toi, oh mais je te rassure j'ai des défauts comme tout le monde et toi ? Il parait que je suis sanguine, une vraie boule de nerfs, et que le concept du "tourner sa langue dans sa bouche sept fois avant de parler" m'échappe totalement. J'ai tendance à mentir aussi, beaucoup, tout le temps, pour tout et sur tout. Peut-être même que je suis en train de te baratiner, là, tout de suite, qui sait ? On m'a déjà reproché d'être trop individualiste, de ne penser qu'à ma pomme et d'agir dans mon intérêt. J'ai jamais trop compris en quoi ça pouvait être un problème. C'est chacun pour soi dans cette jungle. Je tacherai de m'en souvenir, je ne voudrais pas te contrarier et faire sortir le Hulk qui est en toi. Je suis sûr que tu dois avoir des qualités ? Tu ne peux pas juste être idiot et vert. C'est sympa le vert, non ? 'Fin, sinon, bien sûr que j'en ai, des qualités ! J'ai un sens de l'humour indiscutable ! Apparemment, il n'est pas accessible à tous, mais il m'arrive de faire sourire, et même rire les autres, ce qui, à mon sens, est déjà pas mal . Je suis aussi d'une loyauté sans nom. Je n'ai pas beaucoup d'amis, mais une fois qu'ils ont réussi à gagner ma confiance, ils peuvent être sûrs que je ne les poignarderai jamais dans le dos. Leur couper un bras ou une jambe, voilà qui est nettement plus amusant ! Oui bon je me suis peut-être trompé... Effectivement tu es bon à jeter, qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire de toi ? Au fait c'est quoi déjà ton patronyme ? Oui ton identité si tu préfères. Moi ? C'est Lulu Smith. Oui, c'est bel et bien moi, la fille de Mister et Mrs. Tu suis ?Non ça me dit rien, je me demande si Phoebepourrait s'occuper de toi. C'est une bonne personne, unique en son genre, je suis sûr qu'elle t'apportera beaucoup, ta vie va être différente à présent, elle va briller et les gens vont t'adorer. Justement en parlant de gens, tu as peut-être déjà quelqu'un qui t'adore ? Tout le monde m'adore, et j'adore presque tout le monde. Sans attache, je n'ai de comptes à rendre à personne, et ça me va parfaitement. Oh je vois, en fait non je vois pas, tu es étrange mon ami. Tu es pressé ? Tu penses que j'en ai fini avec toi ? Et bien figure toi que non, si tu devais renaître en quelque chose tu opterais pourquoi ?Je pense qu'être un papillon serait plutôt cool. Un jour, une vie. Ephémère, pas le temps de s'encombrer avec tout un tas de conneries. Intéressant, moi j'aimerai revenir en étant une chèvre, ça doit être sympa de brouter toute la journée. Enfin tu me diras chacun ses préférences, tiens en parlant de ça, tu aimes quoi ? Les chimpanzés. Ca va, me regarde pas comme ça ! A vrai dire, c'est une question qui reste encore à élucider. Tout est bon à prendre quand il s'agit de passer du bon temps. Je t'aurai bien dit comme moi, mais je ne vois pas l'intérêt de préféré telle espèce à une autre. Mais oui nous avons bientôt fini, calme toi. Une dernière pour la route, si tu devais opter pour un super héros, tu prendrais qui ? Cleptoman. Ouais, je sais, elle est bonne hein ? Choix vraiment... Oh je n'avais pas vu l'heure, tu es libre, merci d'avoir pris le temps de répondre à mon questionnaire.

parlons un peu

Aujourd'hui je n'ai pas envie d'être original, je sais que cela peut-être étrange, mais je vais me comporter comme n'importe quel spécimen se trouvant dans cette ville. Oui je peux le faire, la preuve, pourquoi tu es venu t'installer là ? Bon si tu es natif d'ici, il y a bien une raison qui t'a poussé à rester ? Il paraît que l'herbe est toujours plus verte ailleurs, tu ne trouves pas ? J'ai pas mal vadrouillé ces dernières années: Canada, Etats-Unis, Mexique, Angleterre, Ecosse... D'abord, parce que faire du sur-place, c'est pas mon truc, mais aussi pour le boulot. J'aime l'idée que je peux trouver un chez moi partout, n'importe où. Aujourd'hui, c'est Wollongong, mais demain, vous me trouverez sûrement ailleurs. Enfin, en attendant, j'ai encore quelques trucs à régler ici et là, mais je ne sèmerai -presque- pas la zizanie, promis!

Est-ce que tu aimes les tomates ? Moi pas vraiment, tiens c'est quoi ton plat favoris et celui que tu détestes. Oh puis soyons fous, quel légume tu vénères et celui qui te fait horreur ? Est ce que tu as déjà pensé à tout ce qu'on peut faire avec des tomates ? Les peler, les farcir, en sauce, en salade... C'est d'enfer la tomate ! Et puis c'est pleins de ressources, comme moi. Sauf que je ne suis pas un légume. Tout du moins, pas encore. Sinon, je trouve que la carotte aussi, c'est plutôt chouette. Il m'arrive de m'en faire une ou deux, comme ça, crue. Ça croque sous la dent, c'est une merveille ! Par contre, épinards, artichaut... c'est pas la peine.

Question bonus, quelle est la première chose que tu fais en te levant et bien sûr la dernière en te couchant ? Surprend-moi ! La toute première chose que je fais le matin en me levant, c'est me planter devant la glace et me fixer trois objectifs à atteindre dans la journée. Le soir, je fais le bilan. Si j'ai réussi, je mets 1$ dans une boite que je cache précieusement. C'est ma petite route vers la fortune.
(c) taz

T'es quel genre de Minion ?
Voici venu le temps des rires et des chants sur l'île aux minions, c'est tous les jours la fête et les potatoes. Et toi tu es qui ? Anne-Laure alias Allien, p'tit bichon, crotte de nez des vallées perdues... Tout c'que tu veux ! Ah ! Non... jamais entendu parler, désolé de t'avoir fait une fausse joie. Tu n'es pas d'ici, ce monde t'es inconnu, n'est-ce pas ? A l'heure où j'écris, je suis en train de me dorer la pilule au sud de la Grèce. Mais non, ne sois pas jaloux ! D'habitude, je vis en France, en région parisienne. Beaucoup moins glamour ! Hum... Effectivement, c'est pas tout proche, mais tu passes souvent par ici ? Quand je ne peux pas passer tous les jours, j'essaie de le faire trois à quatre fois par semaine. Et bien tu m'en vois fort heureux et tu penses quoi de mon royaume ? CHATORE. Tu m'en vois fort heureux ! Finalement je vais te garder, tu m'as l'air fort sympathique. Une dernière chose a ajouté ?  Je suis l'amante secrète de Ryan Gosling. Ca t'en bouche un coin, non ?!  What a Face 

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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mar 29 Juil - 16:54

Silence maraud, je parlemente.
"trash girl"

"Parler de moi, raconter ma vie, m'ouvrir aux autres, c'est pas mon truc.
Je suis absolument pas du genre à vider mon sac. Mon sac à moi, c'est un peu une contrefaçon de celui de Mary Poppins. Un sac sans fond, où on peut entasser une infinité de choses plus ou moins utiles, sans jamais avoir à se demander si on sera amené à manquer de place un jour. Ce que la vie me file, je l'y entasse, encore et encore, et puis c'est tout. On dit pourtant que lâcher prise de temps en temps, ça fait un bien fou, ça nous aide à repartir. Ce que j'en pense, c'est que cet On dont tout le monde parle est un con. Ca fait des années que je vis ma vie sans jamais en avoir partagé le moindre détail avec personne, et ça fonctionne, donc ça me va. Pourtant, j'ai l'impression que pour la toute première fois, je suis sur le point de craquer. Un verre de trop, peut-être... Puisque t'es là, tu peux m'écouter, ou pas. A toi de voir. Par contre, je préfère que tu sois prévenu: si tu penses pouvoir raconter ne serait-ce qu'un mot de tout ça à qui que ce soit, enlève toi vite cette idée de la tête. Alors, prêt ? On y va.

Je m'appelle Lulu. Lulu Smith.  Tu crois que je sais pas ce que tu t’apprêtes à me balancer ? « Tes parents sont au courant que Lulu, c’est pas un prénom ? », c’est ça hein ? Pour ta gouverne, c’est moi qui me le suis donné, ce nom. J’avais tout juste onze ans. Je regardais une série débile, et c’est là que j’ai trouvé ma source d’inspiration : Lulu, une nana haute comme trois pommes qui faisait du karaté et bottait une ribambelle de culs avec une classe et un toupet comme on en avait rarement vu. Je l’ai trouvée tellement fascinante que, faute de pouvoir me glisser dans sa peau le temps d’un épisode, je lui ai emprunté son prénom. A chaque fois que j’avais à me présenter, j’utilisais ce pseudonyme fraichement trouvé,  jusqu’à ce que je l’adopte complètement. Oh et, Smith, c’est parce qu’on m’a dit que je ne pouvais pas être « juste Lulu », qu’il fallait aussi que j’ai un nom de famille, alors j’ai demandé à Google quels étaient les noms les plus répandus aux Etats-Unis, puis j’ai joué à pile ou face pour décider lequel des deux premiers m’irait le mieux. C’est comme ça que je suis devenue Lulu Smith.

Avant ça, j’étais Sophie Collins. Collins, comme l’orphelinat de Jacksonville, sur la côte Est des Etats-Unis.  L’établissement avait pour habitude de donner son nom aux enfants nés sous X qui y étaient pris en charge, et bien que mon cas fut légèrement différent, je n’ai pas échappé à la règle. D’après les archives, j’ai atterri là bas le 15 mars 1987, après qu’une petite vieille de la ville voisine ait appelé la police, déclarant avoir trouvé un bébé dans une poubelle. Littéralement.
Les autorités ont passé le relai aux services sociaux, qui se sont chargés de refiler le paquet à l’Institut Collins, où une gentille tutrice m’a pris en charge et a décidé de m’affubler de ce prénom ridicule. Sophie Collins. Ca sonne plat, familier, rassurant, banal. Parfaitement adapté aux genre d’enfants qu’on tire d’une benne à ordures.
J’ai passé cinq années à l’orphelinat avant qu’on ne me déclare apte à intégrer une famille d’accueil. Je te passe le détail de cette expérience, qui ne compte pas moins de sept familles différentes. Sept tentatives d’insertion, sept échecs. Chez les Williams, se sont leurs pestiférées de jumelles qui m’ont filé des boutons. Chez les Cohen, j’avais l’impression d’avoir intégré une secte jésuite. Les Camden, quant à eux, n’ont jamais trop apprécié ma manière d’attraper des insectes en tous genres pour les glisser dans les draps de leurs enfants adorés, entre autres farces du genre. C’était devenu un jeu pour moi. J’avais décidé il y avait bien longtemps de cela que si mes propres parents n’avaient pas voulu de moi, je n’avais aucune raison de me greffer à une famille qui ne serait jamais vraiment la mienne, et encore moins de m’attacher à des personnes en qui je ne pourrais certainement jamais avoir pleinement confiance.
Une nuit d’été, j’ai rassemblé le peu d’affaires que je considérais comme les miennes, et je suis partie. Comme ça, sans réfléchir. J’avais déjà tenté l’expérience une dizaine d’années auparavant, sans grand succès, puisque j’avais été rattrapée quelques heures plus tard par Jared, le fils aîné de la famille dans laquelle je vivais à ce moment là, qui m’avais surprise et suivie pendant un bout de temps sur son vélo.
Cette fois-ci, j’allais avoir seize ans et savais pratiquement comment conduire une voiture, alors j’ai piqué les clés du père Waters, et ai filé au hasard des routes jusqu’au petit matin. J’ai fini par abandonner la voiture sur le bas côté, et ai continué à pieds, alors que le jour se levait pour m’emmener nulle part. Je me rappelle avoir pensé « C’est ici que tout commence ».

A partir de ce moment là, j’ai décidé qu’il n’était pas bon de moisir au même endroit trop longtemps, alors j’ai enchaîné les petits boulots miteux pour pouvoir bouger aussi souvent que je le pouvais. Indépendance, autonomie, autosuffisance : mes maitres mots.
Je n’accordais aucune importance aux choses matérielles. Je dormais où je pouvais : tantôt dans un hôtel miteux, le lendemain chez un gentil garçon qui avait bien voulu me faire de le place dans son lit après que je l’ai soudoyé au comptoir d’un bar rempli d’ados aux hormones en effusion, et parfois même dans la rue. Quand les temps se faisaient durs, je pratiquais le vol à l’étalage et autres petites arnaques, pour lesquelles je me découvrais un véritable talent.
Mes petites magouilles m’ont permis de traverser une bonne partie du pays, d’Est en Ouest, du Nord au Sud, m’arrêtant parfois quelques mois dans les endroits où je me sentais un peu plus chez moi qu’ailleurs. C’est ce qu’il s’est passé lorsque j’ai franchi la frontière et me suis retrouvée au Canada. Ca faisait un bon moment que je vadrouillais, et l'envie de me poser quelque part commençait à se faire sentir. Et c'est là que - boom ! - Mark a fait son entrée.

Mark, c'est ce genre de personnage qu'on croise dans la plupart des films, mais dont on ne suppose pas vraiment l'existence. Pour le décrire, je te dirais simplement de penser très fort à tout ce qui se rapproche de près ou de loin à ta définition d'un proxénète, d'un mafioso, d'un paria, d'un bandit, d'un parrain, d'un patron, d'un mauvais père, et de mélanger tout ça. Tu y es ? Ca, c'est Mark.
Je suis tombée dans ses filets le soir où, alors que je m'apprêtais à rentrer chez moi après avoir passé la soirée en boite, un de ses gars n'a pas pu s'empêcher de m'approcher d'un peu trop près, m'obligeant alors à monter sur mes grands chevaux, et à lui planter une épingle à cheveux dans l'oeil. Oups ! Aurais-je oublié de censurer ce passage ? Pour ma défense, je tiens à préciser qu'il m'avait déjà fait sauter deux dents auparavant !
Grâce à ces enfantillages, je me suis retrouvée dans la tanière du loup qui, au lieu de me punir pour avoir été méchante avec son gorille préféré comme je m'y attendais, m'a reçue fort poliment avant de me proposer de travailler pour lui. Il avait eu vent de mes talents en matière de magouille, et avait été impressionné par ma férocité. La légende raconte que si je n'avais pas eu l'âge d'être sa fille, il aurait certainement fait de moi sa reine, au lieu de quoi je suis devenue sa nouvelle recrue fétiche, la fille de sa bande de brutes, la seule à qui il n'avait pas confié la tâche d'écarter les cuisses pour renflouer ses caisses.
Tout ce que je ne savais pas déjà en matière d'arnaque, c'est Mark qui me l'a enseigné, et, parait-il, j'étais plutôt douée. Blanchiment d'argent, trafic de drogue, braquages... plus le temps passait, plus je trempais dans de sales histoires, mais bizarrement, je crois que j'aimais ça. Née dans une poubelle, je devenais une véritable petite ordure, et lorsque cette idée me traversait l'esprit, j'en riais.
J'aurais peut-être pu basculer du mauvais côté si Jesse Cartwright ne s'en était pas mêlé. Tiens ! Je vois que ta curiosité est piquée. Je paris que tu te demandais jusque là s'il m'était arrivée de croiser la route d'un garçon en particulier qui valait la peine d'être évoqué. Il y en a eu quelques uns, mais le seul et l'unique dont je me souvienne du prénom ET du nom, c'est bel et bien Jesse, alors tu te contenteras de lui pour cette fois.

Je crois qu'il se souviendra toujours de notre première rencontre.
C'était au supermarché. J'étais en train de me battre avec un pack de briques de lait qui menaçait dangereusement de s'éclater par terre, alors que mon cadis était déjà plein, quand il est venu me proposer son aide. Je n'ai jamais supporté qu'on m'assiste, et l'ai donc envoyé promener aussi aimablement que possible. Il a insisté avec un petit ton suffisant et un sourire un tantinet moqueur, qui m'ont tellement agacée que je n'ai pas trouvé d'autre moyen de me débarrasser de lui que de crier gare au violeur. Il a détalé comme un lapin, et je me suis retrouvée plantée là, alors que les agents de sécurité accouraient dans ma direction. Si j'avais voulu trouver un plan plus merdique, je t'assure que je n'y serais pas parvenue, et c'est en réalisant ça que je me suis forcée à abandonner mon caddie pour fuir à mon tour vers la sortie. En tant qu'habituée des lieux, je n'ai pas mis longtemps à retrouver l'issue de secours la plus proche, et me suis assise sur le muret voisin pour m'allumer une clope en souriant de ma connerie. A peine une minute plus tard, voilà l'emmerdeur qui débarquait par la même porte, suivi d'une nana un peu plus jeune qui, j'en aurais mis ma main à couper, devait être de sa famille tant leurs traits étaient communs. Plutôt rapides, ces deux là, il m'a fallut le reconnaitre. Qui plus est, à bien y regarder, ils avaient ce petit quelque chose qui me paraissait si familier, ce brin de folie dans le regard, cet air effronté qui animait les visages des enfants de la rue. Finalement, ils me plaisaient bien, surtout lui à vrai dire, et c'est en lui proposant une cigarette, qu'il accepta avec un sourire qui en disait long, que je projetais de le présenter à Mark.

Je ne m'étais pas trompée sur son compte, et Jesse ne tarda pas à briller par ses exploits au sein de notre petite mafia des souterrains. Si Mark avait encore du mal à lui faire confiance, il gagna la mienne en un rien de temps, et je me surpris à passer plus de temps que je ne l'aurais imaginé en sa compagnie. Quand on ne bossait pas ensemble, on se donnait régulièrement des nouvelles, histoire de s'assurer que tout roulait comme d'habitude. Le reste du temps, on était toujours fourrés ensemble. C'était la première fois que j'avais l'impression de nouer de vrais liens avec quelqu'un, que je lâchais prise, que j'entrouvrais la porte aux sentiments et laissais tomber le masque. Jamais complètement, bien sûr, mais je m'accordais quelques moments de faiblesse. Il faut dire que Jesse avait de la gueule, et en plus de ça, une tchatche d'enfer. A chaque fois qu'on sortait quelque part, les gonzesses pouffaient sur son passage en agitant leurs petits culs de dindes, et lorsqu'il ouvrait la bouche, il aurait certainement pu leur faire faire n'importe quoi. Mais la seule qui comptait vraiment, c'était sa soeur, Marnie, et j'admirais l'amour qu'il lui portait, tout en jalousant ce sentiment que je ne connaitrais surement jamais.
Evidemment, qu'on a fini par coucher ensemble, lui et moi. Souvent. Mais on n'a jamais mis de mots sur notre relation, et c'était parfait comme ça. Je suppose qu'il était mon meilleur ami, en quelque sorte.

Quand j'y repense, je crois que cette période de ma vie a été la plus heureuse, si on peut dire. Et puis les choses se sont compliquées.
Mark s'est embourbé dans des affaires de meurtres pas nettes, et j'ai dû le sortir de là en tuant à mon tour. J'étais la personne idéale pour cette tâche. Il m'accordait une confiance aveugle, et, comme j'étais une femme, aucun des enfoirés avec lesquels il s'était mis dans de sales draps ne se doutaient de quoi j'étais capable. Ne t'emballe pas, je n'ai jamais pris plaisir à tuer. Pas une seule fois. J'ai même longtemps lutté contre cette idée, et l'ai supplié de mettre quelqu'un d'autre sur le coup. C'était la première et la dernière fois que j'implorais la pitié d'un autre, mais rien n'y a fait. "Ca doit être toi Lulu, alors ferme ta gueule et fais le. Tu voudrais quand même pas que je me fâche, hein ?" Il ne m'avait jamais menacée auparavant. J'ai compris que c'était sérieux. Alors je me suis mise à tuer pour lui. Et j'ai fini par découvrir qu' Andy, un de nos gars, bossait pour un des ennemis de Mark. En bon petit soldat, j'ai réuni des preuves solides de ce que j'avançais, et ai tout dévoilé à Mark. Grâce à mon petit coup de génie, le patron a pu régler bon nombre de ses comptes, et sauver son business. J'ai préféré descendre Andy avant qu'il ne prenne la décision de s'en occuper lui-même. Mark jubilait tellement en voyant son empire renaitre de ses cendres qu'il s'est à me jurer reconnaissance éternelle, monts et merveilles, des vertes, des pas mûres, et des toutes moisies.
J'étais bel et bien la reine de la ruche, l'as des as, son petit miracle.

Et puis Jesse a merdé grave.
Tellement grave qu'il devait des sommes déraisonnables à Mark.
Si j'avais réussi à apaiser les tensions et à permettre à Jesse de gagner du temps, Mark a fini par l'ajouter à sa liste noire, celle des condamnés. Mais je ne pouvais pas exécuter cet ordre là. Impossible. Alors j'ai tenté le tout pour le tout, et ai demandé à Mark de l'épargner, en échange de ce que j'avais fait pour lui. L'orgueil des hommes étant ce qu'il est, c'est au nom "de la parole qu'il m'avait donné" que le chef a gentiment signifié à Jesse qu'il n'était plus le bienvenu parmi nous.
Je me souviens avoir embrassé Jesse ce jour là, mais pas comme les autres fois.
Je ne l'ai plus revu depuis.

Les semaines ont passé, puis les mois, et même si tout semblait être rentré dans l'ordre, quelque chose en moi avait changé. Une sensation nouvelle me collait aux basques comme un vieux chewing-gum: la solitude. J'exécutais les ordres du grand patron comme un gentil petit robot. J'avais perdu le goût du risque, l'amour d'une arnaque faite dans les règles de l'art, d'une usurpation maitrisée à la perfection. J'avais de nouveau envie de partir voir le monde. Trainer, sac à dos sur le dos, à la recherche de l'inconnu me manquait terriblement. J'en avais assez d'être attachée à cette secte barbare. Je voulais retrouver ma liberté. Mais je m'étais aventurée trop loin dans cette jungle morbide pour revenir en arrière et reprendre ma vie d'avant. J'en avais trop fait, trop vu, pour que Mark me laisse partir aussi facilement que j'étais arrivée. Lorsque je l'ai réalisé, j'ai eu l'impression d'être prisonnière, de suffoquer. Alors, comme je l'avais si bien fait quelques années auparavant, j'ai pris le peu de moi que j'avais laissé ici, et je me suis enfuie comme une voleuse, sachant pertinemment que dès qu'il s'en apercevrait, Mark partirait à ma recherche, et je ne préfère même pas penser à ce qu'il pourrait se produire s'il me retrouvait.

Depuis lors, j'ai concentré toute mon énergie à retrouver Jesse. L'Australie, à ce qu'on dit. Bonne idée, Jesse, quoiqu'un peu trop facile à mon goût. Quoi qu'il en soit, même s'il est une aiguille, et Wollongong, une botte de foin, il se ne passera pas une minute sans que j'essaie de lui mettre la main dessus, quitte à me piquer un peu.

Eh, mais... t'es toujours là toi !
Je suis désolée mon vieux, mais maintenant, tu en sais vraiment beaucoup, beaucoup trop... Mais j'plaisante, détend toi ! Enfin, je suppose que tu as quand même pensé à vérifier le contenu de ton verre avant de la boire, n'est ce pas ? Non ? Quel dommage..."


Dernière édition par Lulu Smith le Lun 1 Sep - 4:22, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mar 29 Juil - 19:34

LE SCENA DE MA CHA D'AMOUUUUUR                                                                                                              
bienvenue ma belle, tu vas faire une heureuse !
Par contre, ton pseudo n'est pas complet, il te fait un nom de famille, mon ptit chou !
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mer 30 Juil - 10:09


Merci pour cet accueil on ne peut plus chaleureux !

Et j'ai rectifié le tir concernant mon pseudo Smile
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mer 30 Juil - 15:29

Ma LULU           

Ah enfin te voilà C'est que j'ai besoin de toi moi Tout comme j'ai besoin de Marnie, je me sens seul et abandonné. En plus Emma n'est pas là    C'est la fin des cocos, c'est moi qui vous le dit.

BIENVENUUUUUUUUE   

Bon alors je suis littéralement en train de buguer sur ton titre. J'ai pas tout saisi, mais ce n'est pas ma faute, pour ma défense, je carbure à Hélicidine depuis un moment alors ça me rouille le cerveau. Bon ce n'est pas comme s'il était déjà bien propre et sans bavure mais enfin bon Là n'est pas la question. Si tu as besoin de quoique ce soit, n'hésites pas je suis là   
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mer 30 Juil - 18:09


On verra si tu as toujours autant besoin de moi quand tu devras me supporter pour de bon !  What a Face 


Je vais avoir environ 1541324987454984984 questions à te poser, quitte à faire exploser ta boîte mp, alors tiens toi prêt !   
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Sam 16 Aoû - 20:15

bienvenue à toi.   
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Ven 22 Aoû - 18:28

J'aime beaucoup ton début de fiche, tu sembles pour l'instant avoir bien capté le personnage J'ai hâte d'en lire plus
Aurais-tu besoin d'un délai supplémentaire ? Tu vas pas me lâcher en si bon chemin
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Sam 23 Aoû - 0:15


Je me suis déjà attachée à ce personnage et ne compte pas céder ma place !
Un délai supplémentaire serait parfait, oui   
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Sam 23 Aoû - 14:06

Je te mets un délai jusqu'à mercredi tu penses que ça le fera ou tu veux plus ?
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Mer 27 Aoû - 19:05

Bienvenue
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Jeu 28 Aoû - 12:43

Est ce que ça serait possible de me laisser jusqu'à ce weekend ?
J'ai pratiquement fini mais j'aimerais peaufiner avant de poster et comme je suis repartie en vacances avec mon copain et sa famille ... Pitié pitié pitié !
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Jeu 28 Aoû - 16:22

Sans sushi J'ai hâte de lire tout ça
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Dim 31 Aoû - 19:09

welcouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuume
elle est fabuleuse dans sunkerpunch et elle a des yeux de ouf
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Lun 1 Sep - 17:50

La flemme de reco Jesse, j'ai pris le premier qui vient

Alooors me voilà, j'ai lu ta fiche et y a des choses que je n'ai pas compris.

Citation :
Ce que j'en pense, c'est que cet On dont tout le monde parle est un con.

J'étais en train de lire et là WTF ? T'as dû t'oublier une phrase ou je sais pas

Hormis ça j'adore
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Lun 1 Sep - 17:54


Devine quoi ! T'es validée l'amie !
Et oui tu l'auras compris, je valide tes papiers, à présent tu es sous la responsabilité de Phoebe Buffay. Attention à toi, je te surveille quand même, je t'ai dit j'ai l'oeil partout. Je sais, tu es heureux d'être passé du côté fou de la force, mais n'oublie pas qu'il te reste encore des tâches à accomplir. Si tu n'es pas venu seul, tu peux aller chercher tes compagnons de route, n'oublie pas de les recenser une fois finis. Tu aimes dormir sous les ponts ? Moi pas vraiment, je te conseille donc, d'aller demander un logement et par la même occasion, recenses ton métier. J'aime que tout soit en ordre. Hum... Il me semble que j'ai oublié quelque chose ! Ah oui, je sais que tu es un petit joueur, alors si tu veux participer aux défis, fais toi plaisir et puis n'oublies pas de récupérer tes points par la même occasion. A présent, circule, ton odeur m'insupporte.

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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   Lun 1 Sep - 22:21


MERCI MERCI MERCIIIIII !!!

Effectivement, il était tellement tard/tôt quand j'ai posté ma fiche que cette incohérence m'a échappé !

Je rectifie de ce pas !
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MessageSujet: Re: "C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu   

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"C'est pas parce qu'on s'connait pas que t'es pas obligé d'être poli et de dire bonjour." - Lulu

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